La date du 14 août reste gravée dans la mémoire collective des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, il y a tout juste un an que l’étudiant Bassirou Faye quittait ses camarades d’une triste manière. Cela suite à un acte que le Président de la République a récemment qualifié de « crime inacceptable ». Pour rappel, la journée du 14 août 2014, l’UCAD a été le théâtre d’un violent affrontement entre les étudiants et les forces de l’ordre. C’est au courant de cette journée de revendications estudiantines pour le paiement des bourses que l’éternel étudiant a reçu une balle réelle qui aura raison de sa vie.

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Pour cette première cérémonie de commémoration, les étudiants ont tenu à rendre hommage à leur défunt camarade. L’événement s’est tenu au rez-de-chaussée du pavillon D, qui a vu tomber Bassirou Faye après qu’il eut été atteint d’une balle à la tête. Cette cérémonie a été marquée par la présence des étudiants venus en masse, des syndicalistes, du maire de la commune de Diourbel, des membres de sa famille, etc. A ce titre, elle a été l’occasion pour les étudiants de faire un récital de coran pour le repos de l’âme du défunt. C’est aussi par des “khassaïdes” qu’ils ont tenu à le rendre hommage. Il a également été procédé à la pose de la première pierre du mémorial en sa mémoire.

Par ailleurs, dans l’humanité, les étudiants de même que les autorités présentes ont demandé que la justice soit faite dans le dossier Bassirou Faye. C’est à ce propos que M. Yankhouba Seydi, membre du SAES, estime dans un ton engagé que :

« Cela fait un an que nous avons perdu le regretté Bassirou Faye dans des circonstances atroces, c’est quelqu’un qui se battait comme tous ses camarades pour de meilleures conditions d’études ».

Il poursuit en notant la manière dont le dossier a été diligenté que :

« Nous avons tous remarqué qu’un an après non seulement le coupable n’est pas encore identifié, mais c’est comme s’il n’y a pas de responsable à ce crime odieux, personne ne veut situer les responsabilités. Et c’est comme si personne n’est responsable de la mort de Bassirou Faye mais, on n’est pas dupe cependant, quelque part quelqu’un est responsable de ce qui s’est passé ».

Poursuivant dans la même logique, M. Mamadou Lamine Dianté, Secrétaire général du SAEMS, qualifiant Bassirou Faye de “martyr” explique ceci :

« Il n’est pas normal dans ce temple du savoir qu’on ôte la vie à une personne qui est à la quête du savoir et Bassirou est un martyr de la quête du savoir ».

Ainsi, il espère à l’image des étudiants du Sénégal que « toute la lumière sur cet assassinat » parce que « Le président de la République a pris un nouvel engagement pour faire toute la lumière, nous osons espérer que, cette fois, nous aurons toute la lumière sur cette affaire et que les coupables seront identifiés et punis conformément à la loi ».

Ce sont les propos, de M. Pape Diagne, Président de l’amicale des élèves et étudiants ressortissants de Diourbel qui ont mis fin à la cérémonie. Il estime qu’« une nouvelle communauté est entrain de se construire à l’université ». C’est à ce titre qu’il exhorte ses camarades étudiants à un « engagement dans ce changement de comportement qui doit être de rigueur pour que leur statut puisse être revalorisé à sa juste valeur et permettre de servir la communauté en apportant des solutions à ses multiples préoccupations ».

En attendant, il est à souhaiter que Bassirou repose en paix.

 

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