Situé dans le département de Saraya, dans la région de Kédougou au Sud-Est du pays, Sabodala, un des arrondissements du Sénégal, a été créé par décret du 10 juillet 2008. Cette localité a une particularité car renfermant une ressource très prisée : l’or.

La mine de Sabodala est la seule mine d’or industrielle en service au Sénégal et la seconde mine industrielle du pays après la mine de phosphate construite dans les années 1960 autour de la zone de Mboro, dans la région de Thiès.

Le gisement y a été découvert en 1961 et son exploitation a commencé en 2008. Les réserves de la mine sont estimées à 90 tonnes d’or avec une production annuelle moyenne de 6 tonnes pendant une durée minimale de 10 ans.

Malgré toute cette richesse, la région de Kédougou ne bénéficie pas réellement des ressources tirées de son sous-sol. Des études ont montré que la population ne remarque aucune évolution dans leur mode de vie et vit toujours dans des cases en paille. Elle n’a presque pas d’activités génératrices de revenus. La population est aussi confrontée à certains problèmes tels que des déplacements forcés suite aux ondes de chocs provoquant des fissures sur leurs habitations, des expropriations des terres au bénéfice des compagnies minières et la pollution des eaux. La population est aussi victime d’insécurité (vols, agressions, viols etc.).

Le Sénégal ne possédant pas d’entreprise dans ce secteur, seules des entreprises étrangères sont présentes dans ce site aurifère de Sabodala. Diverses nationalités cohabitent sur place : des ouvriers ghanéens, guinéens, maliens et sénégalais y convergent continuellement à la quête de travail auprès des compagnies minières. Mais aussi à la quête d’opportunités, des opportunités fuyantes parfois comme en atteste la situation de tous ceux qui n’y ont pas connu de succès, mais qui ne peuvent plus aller tenter leur chance vers d’autres horizons.