L’annonce de la réhabilitation de la route Passy-Sokone est bien accueillie par les populations locales. Ce projet va mettre fin au calvaire lié à l’état défectueux de ce tronçon.

Le président de la République Macky Sall procède, lundi, au lancement des travaux de réhabilitation de l’axe routier Keur Waly-Passy-Sokone.  L’annonce de cet évènement est bien saluée par les populations locales qui sont rudement éprouvées par l’état défectueux de la route. « C’est une très bonne nouvelle. Si l’Etat réhabilite ce tronçon, c’est toute la population qui va applaudir. Nous serons soulagés », déclare Abdou Sow, un meunier installé à Passy, à une dizaine de mètres de la route. « Chaque jour, on entend les complaintes des populations. Dieu récompensera l’autorité qui a décidé de mettre fin à la souffrance des populations », ajoute-t-il.
Devant le box qui abrite l’activité d’Abdou Sow, un homme âgé d’environ 60 ans est assis sur une chaise, la mine un peu renfrognée. « J’ai fait plus de deux heures entre Kaolack et Passy. C’est inadmissible », se désole-t-il, le visage couvert de poussière rouge. « La route est maintenant presque en latérite. Quand on voyage, on contracte un rhume », ajoute-t-il. Tout près de notre interlocuteur, une femme qui porte un bébé tente de le consoler. « Ce sera bientôt un vieux souvenir. J’ai entendu à la radio que Macky Sall va lancer les travaux de réhabilitation. On va désormais voyager dans de bonnes conditions », dit la dame, le sourire aux lèvres.
Mor Sène, un habitant de Sokone,  éprouve les mêmes peines que les autres populations. « Les petits véhicules tombent souvent en panne. J’ai perdu des pièces de mon véhicule. Les pannes sont fréquentes », déplore M. Sène qui conduit un petit véhicule de marque française stationné devant un atelier de mécanique. « Quand je dois venir voir mes parents pendant le week-end, j’hésite beaucoup avant d’amener mon véhicule. A chaque fois, je rentre avec une panne qui me coûte beaucoup d’argents », ajoute-t-il. M. Sène estime que la réhabilitation de la route est venue au bon moment. La dégradation de la route s’accentue de jour en jour, selon lui. Habitant du village de Niasse Boubou Dada situé à quelques kilomètres de Passy, Modou Thiaw ne cache pas sa joie. « Nous attendons depuis longtemps la réhabilitation de ce tronçon qui a déjà créé beaucoup de dégâts. On espérait que les travaux allaient commencer depuis longtemps, parce que le président a été très sensible à notre situation lors de son voyage à Toubacouta l’année dernière. Nous poussons un ouf de soulagement. Bientôt le calvaire va finir et nous allons vaquer tranquillement à nos occupations. On a hâte de voir les travaux finir», explique-t-il. Aïssatou Kâ, une ménagère, renchérit : « Les évacuations sanitaires se font dans des conditions très difficiles. Quand on a des malades dont l’état de santé nécessite une évacuation à Kaolack,  nous éprouvons beaucoup de difficultés et encourons des risques lors du trajet. Il y a beaucoup de trous sur la route. Les véhicules sont obligés de rouler lentement », déplore-t-elle.
Selon ces habitants, la route est davantage impraticable pendant l’hivernage. « Beaucoup de transporteurs refusent d’emprunter le tronçon pendant l’hivernage, surtout le soir. La route est impraticable. Certains qui tentent des déviations tombent souvent en panne en cours de route », fait remarquer Mamadou Kébé, un soudeur métallique.

AXE KEUR WALY NDIAYE-SOKONE : Le tronçon des calvaires pour les usagers
Le tronçon entre Keur Waly Ndiaye et Sokone, très dégradé, constitue un calvaire pour les usagers de cet axe. Mais aujourd’hui, avec la décision du président de le République de réfectionner cette route, les chauffeurs et clients qui l’empruntent au quotidien se satisfont de l’initiative et espèrent voir très vite la réalisation d’une vielle doléance.

Tous trouvent les conditions de voyage sur ce tronçon très difficiles. Sur cette route escarpée aux innombrables nids de poule qui forcent très souvent les véhicules à faire une déviation sur les chemins serpentés et sablonneux, le plus souvent les véhicules tombent en panne, au grand regret des chauffeurs comme Pape Ndiaye trouvé en pleine réparation de son véhicule dont le pneu vient de céder sur la route, loin des zones d’habitation. Pape Ndiaye glorifie et remercie la décision du président de réhabiliter cette route. « Cela va nous permettre de sortir des innombrables difficultés. Depuis le régime précédent, nous vivions les mêmes réalités qui nous coûtent très cher et nous retardent beaucoup dans nos activités », a-t-il déclaré. En clair, Pape Ndiaye vient de perdre un pneu qu’il devra changer impérativement. Et le montant ? « Entre 280.000 à 300.000 FCfa », informe-t-il. A Passy, le président de la gare routière, Mamadou Mbacké Sylla, apprécie, lui aussi, ce geste du président de la République qui est un appui considérable pour eux. « Tout le monde subit les désagréments causés par cet axe. Les clients et les chauffeurs sont fatigués. Tout notre matériel est abîmé sur cette route. Nous reversons nos économies dans la réparation de nos véhicules », confie Abdoulaye Diouf, chauffeur depuis 30 ans. Ce cri d’émotion n’est pas propre qu’aux chauffeurs, les passagers vivent également le même tourment et espèrent voir la réalisation de cet axe dans les meilleurs délais. Une initiative du président Sall qu’ils saluent.
« Nous sommes contents de cette décision du chef de l’Etat. Les infrastructures routières font partie des leviers de développement du pays. Nous souhaitons aussi la réfection de la route Niassène-commune de Niassène », a soutenu Mamadou Niasse. Pour son co-passager Kholé Diouf Mbaye qui a lui aussi salué l’initiative, ils ont énormément de difficultés pour faire évacuer leurs malades sur cet axe.  Et cette décision s’inscrit dans le développement de la localité. Le président de la République doit aussi penser à la construction de la route Baya-Djilor. Nous lui souhaitons plein succès. Pour les populations de ces localités, la réalisation de cet ouvrage reste une garantie pour le président de la République qu’ils comptent réélire en 2017.

OMAR CISSE, PRESIDENT REGIONAL DES TRANSPORTEURS DE FATICK : « Nous allons tout faire pour la réélection de Macky Sall »
«Nous saluons et félicitons le président Macky Sall. Nous nous réjouissons énormément de sa décision de réfectionner cette route. De 2000 à nos jours, nous vivons les mêmes difficultés. A chaque voyage, il faudra amener le véhicule en réparation. Cette route a causé des accidents mortels. Notre sécurité dépend du bon état de la route. Le président a décidé de renouveler le transport urbain à Kaolack et à Fatick qui recevront à tour de rôle 44 et 10 bus. Il a mis 52 milliards de FCFa à notre disposition en tant que transporteurs dans le cadre du fonds de garantie pour nous faciliter l’acquisition de véhicules camions. Un camion coûte entre 70 et 80 millions.
C’est pourquoi nous allons tout faire pour sa réélection. Nous décidons de l’accompagner pour sa réélection en 2017. Car aucun président auparavant n’avait jusque-là reconnu et accompagné les transporteurs ».

MODERNISATION DU TRANSPORT URBAIN A KAOLACK : 44 bus retirés de la circulation
Quarante-quatre bus de transport en commun ont été retirés de la circulation hier à Kaolack. Cette opération entre dans le cadre de la modernisation du transport urbain au Sénégal, selon Cheikh Oumar Gaye, le directeur des opérations du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud). M. Gaye s’exprimait au cours d’une opération de casse des anciens véhicules de transport à Kaolack. Au total, 44 véhicules ont été retirés de la circulation. Ils seront remplacés par de nouveaux bus. Ces cars seront réceptionnés lundi par le président de la République Macky Sall. Cinquante-deux bus sont prévus pour Kaolack. Ils seront gérés par des Gie. Au nom des responsables de Gie, Sarakh Thiam a salué la décision de l’Etat de moderniser le parc automobile de Kaolack. « Depuis 1977, le parc n’a pas été renouvelé. C’est pourquoi nous sommes heureux de recevoir de nouveaux bus », a déclaré M. Thiam. Le représentant des Gie promet une bonne utilisation des bus. « Nous sommes déterminés à bien entretenir les voitures. Les véhicules que nous allons recevoir sont neuves. Nous allons réussir la modernisation de notre transport urbain », a ajouté Sarakh Thiam.

SIDY TRAORE, MAIRE DE KOUMPENTOUM : « Avec la haute tension, nous pourrons nourrir le Sénégal »
« Avec l’électrivité à haute tension qui va venir chez nous, si nous aurons suffisamment d’eau et nous pourrons nourrir le Sénégal ». Ces propos sont du maire de Koumpentoum, Sidy Traoré, très heureux de savoir que sa commune va bénéficier du programme extension du réseau électrique de la centrale de Kahône, en même temps que Nganda, dans la région de Kaffrine.

C’est ce programme important qui s’inscrit dans le Plan Sénégal émergent que le président de la République va inaugurer dimanche. M. Traoré qui n’a pas manqué de tresser des lauriers au chef de l’Etat pour cet acte fort posé en faveur de son terroir, a été catégorique. La commune de Koumpentoum a longtemps souffert du manque d’électricité qui a toujours plombé son émergence, a-t-il indiqué, soulignant que depuis 1975 sa centrale électrique dotée d’un groupe a été installée avec le régime de Senghor. A l’époque, nous dit-il, la centrale de Koumpentoum ne fonctionnait que quatre heures par jour et cela durant les 10 années qui ont suivi. En 1984, il y a eu un léger mieux, mais le courant continu n’est intervenu qu’en 1996 avec l’installation de deux groupes par la Senelec dans le cadre du Plan « Takkal ». Mais on ne saura peut-être jamais pour quelle raison l’un des groupes a été arraché pour une autre localité, ce qui fera resurgir les difficultés qui ont d’ailleurs empiré avec le vieillissement du seul groupe fonctionnel, a déclaré le maire de Koumpentoum. Depuis lors, un seul quartier de cette bourgade de 12 350 habitants reçoit du courant électrique. Dans les autres parties de la ville, c’est la pénombre une fois la nuit tombée, et une insécurité totale qui expose les habitants à des cas de vols ou d’agressions tous azimuts. Et pourtant Koumpentoum se caractérise par le dynamisme de ses habitants, une population cosmopolite composée de Peulhs de Ouolofs, de Bambaras, de Sérères, de Koniaguis, entre autres, qui s’activent quotidiennement dans un secteur informel bien assis. La ville qui polarise au moins sept marchés hebdomadaires, compte autant d’ateliers de tailleurs que de menuisiers, sans compter les ateliers de soudure, les moulins à mil et autres machines de toutes sortes qui ont besoin d’électricité pour fonctionner. « Nous allons enfin pouvoir créer l’émergence dans la commune, mais également impulser le développement dans le département qui compte 150.000 âmes et qui est deux fois plus grand que la région de Thiès », a dit Sidy Traoré.
Le chef de l’Etat inaugure les extensions de Kahône 2 demain
Maillon essentiel du Plan Sénégal émergent, l’énergie occupe, aujourd’hui, une place centrale dans la politique de développement du gouvernement du Sénégal. Le président de la République, pour être conforme avec sa vision, inaugure dimanche un important programme dénommé extension de la centrale Kahône 2. Un projet qui va permettre à des communes en éternelle souffrance telles que Nganda dans la région de Kaffrine et Koupentoum dans la région de Tambacounda d’être raccordées à Kahône et de se débarrasser une fois pour toute des vielles machines obsolètes qui plombaient leur développement.
Selon Moussa Diagne, directeur de la production de la Senelec, le coût de ce projet est de 19 milliards de FCfa, investissement qui a permis, entre 2013 et 2014, d’augmenter 30 mégawatts sur les capacités de production de la centrale de Kahône 2. La nouvelle a été bien accueillie à Nganda où le maire Baye Niasse Cissé, au nom des populations, a remercié le président Macky Sall pour sa clairvoyance d’esprit et sa bonne conception du développement. Selon lui, on ne peut pas développer un pays en négligeant un secteur aussi important qu’est l’énergie, surtout rurale. La commune de Nganda qui était confrontée au vieillissement de son groupe électrogène va enfin souffler et entrevoir son avenir avec bonheur, a dit le maire qui s’est également réjoui de la décision prise par le président de la République de bitumer l’axe Kaffrine-Nganda, une vielle doléance de 50 ans. Pour le maire de Nganda, c’est tout un terroir désenclavé et placé sous les rampes du développement qui va accueillir le chef de l’Etat à Kaffrine mardi.

Conseil des ministres delocalise a Kaffrine Socé Diop pour un accueil populaire de Macky Sall

A moins de cinq jours de la visite du président de la République à Kaffrine, la ville de Koungheul et son département sont en effervescence, prêts à réserver au président Macky Sall un accueil en toute beauté. C’est en tout cas le sentiment de Mme Dione née Socé Diop qui, depuis plusieurs jours, multiplie les concertations et les visites de proximité dans le but de mobiliser le maximum de monde pour l’évènement de mardi à Kaffrine. Toutes les franges de la population sont concernées par cette visite, de l’avis de Mme Dione qui a rencontré les jeunes, les femmes et les hommes de la commune de Koungheul et du département. Des tee-shirts et des tissus à l’effigie du président Macky Sall ont été distribués et des cars mobilisés pour le transport des populations. Une grande fête en perspective car, pour la lionne du Bambouck, comme on l’appelle là-bas, le département de Koungheul, reconnaissant, va témoigner toute sa gratitude à son président. Celui qui a permis à ce terroir chargé d’histoires et au potentiel économique énorme de s’engager dans l’ère du développement.
Ce sont d’ailleurs ces raisons qui ont amené plusieurs responsables de l’opposition, notamment du Pds et du Rewmi, à rallier l’Alliance pour la République (Apr) sous la houlette de Mme Dione Socé, par ailleurs directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics.

De nos envoyés spéciaux Mamadou CISSE, Babacar DIONE, Amadou DIOP (textes), Pape Seydi (photos)

lesoleil

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