Et si Cheikh Mbackè Sène (représentant des étudiants de Saint-Louis) avait raison, ce dernier qui avait refusé de signer le protocole de la honte.

Aujourd’hui, les faits lui ont donné raison, les étudiants vivent le calvaire dans les amphis, à ECOBANK ou à la Direction des bourses.

Un désordre total

Avec  des informations fausses, l’administration des différentes facultés indexe la Direction des bourses et inversement. Les étudiants ne savent plus à qui croire. Pire, quand la tutelle parle, on sent nettement  qu’elle ne maîtrise même pas la situation. Actuellement, l’Université de Ziguinchor s’est levée au moment où les étudiants en Master 1 de la FSJP réclament 9 mois de bourse.

L’insécurité à ECOBANK montre encore la défaillance du système. Comment peut-on regrouper des milliers d’étudiants sur l’avenue cheikh Anta en les exposants à toutes formes de risques possibles ?

La discrimination

Sur ce point, j’interpelle les droits-de-l’hommistes car il constitue une violation du  principe de non-discrimination. Actuellement, des étudiants en Master 2 (Fac Droit, FASEG et Fac Lettres) âgés de 30 ans ou plus sont privés de bourses alors qu’au même moment, leurs promotionnaires sont en train de percevoir leurs bourses.

En plus, on a appris de sources sûres qu’actuellement des étudiants nés en 1984, c’est-à-dire ceux qui ont 31 ans, sont en train d’être payés. Cela seul suffit pour montrer l’illégalité et la rupture d’égalité, car ils sont tous soumis à une obligation de résultat. En plus de cela, ils doivent présenter leur mémoire qui demande beaucoup de recherches. Comment ces derniers peuvent-ils produire des résultats dans des conditions pareilles ? Enfin, ils ne leur reste que cette année pour terminer leur deuxième cycle et le paradoxe encore est que cette mesure ne va leur être appliquée s’ils entrent dans le troisième cycle.

L’attribution de bourses devrait se faire sur la base du mérite et non sur le critère d’âge. Mais l’objectif est clair et manifeste, les autorités veulent réduire le nombre de boursiers. Cette mesure aurait dû être légale si elle n’avait pas rétroagi, car c’était déjà un droit acquis. Finalement, ces réformes ne sont que du désordre, du forcing, de l’amalgame et de la dictature.

SOYEZ FORTS CAMARADES ETUDIANTS !

Abdou Diouf, Etudiant en Droit, UCAD.