Le Sénégal s’est engagé à réduire entre 5% et 9%, des émissions des gaz à effet de serre. L’impact de la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’aura pas d’incident majeur sur l’économie. Globalement, cela ne perturbera pas les objectifs de développement de l’Etat du point de vue du Pse (Plan Sénégal émergent), a assuré le ministre en charge de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé. Ce dernier, venu présider, ce lundi 14 septembre 2015, une rencontre portant sur la validation technique de la Contribution prévue et déterminée au niveau national (Cpdn), a relevé l’avantage de ces mesures d’atténuation prises par le Sénégal.
Deux scénarios ont été retenus, indique le ministre. «Il s’agit, notamment du scénario inconditionnel où avec des ressources propres, l’Etat fait des efforts de réduction, entre 5% et 9%, des émissions des gaz à effet de serre. Par rapport au scénario conditionnel, nous comptons en ce moment sur l’appui international pour mettre en œuvre nos réformes. Nous pouvons aller jusqu’à 17 à 27% de réduction de gaz à effet de serre. Cela est extrêmement important. Nous mettons en place ces objectifs pour dire à la communauté internationale que déjà sans renoncer à nos ambitions de développement (…) nous allons contribuer à réduire ces émissions de gaz à effet de serre», a-t-il dit, avant de préciser qu’au contraire, l’Etat veut une société plus résiliente et plus sobre en carbone.

«Nous sommes conscients que nos objectifs de développement, nous n’allons pas les sacrifier sur l’autel de la reddition des gaz à effet de serre. Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur la validation technique de la Contribution prévue et déterminée au niveau national (Cpdn) pour montrer nos efforts en matière de réduction de l’émission des gaz à effets de serre.
Le Sénégal fait parti des 192 Etats parties de la Convention cadre des Nations unies. Et chaque pays devrait travailler à avoir une contribution nationale pour la soumettre au niveau de la Convention cadre des Nations unies, avant le 1er octobre», renseigne le ministre.

Il rappellera, toutefois, qu’aujourd’hui, globalement, 33 pays ont déposé, sur les 192. Quant au Sénégal, il s’apprête à le faire dans la semaine, dit-il avant de préciser que «l’objectif de cette rencontre est de valider techniquement la contribution de tous les secteurs à l’effort global de la réduction des émissions des gaz à effet de serre».
Abdoulaye Baldé de rappeler que le Sénégal, comme la plupart des pays en développement «n’était pas obligé d’avoir un engagement en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre. Mais nous nous sommes dit que nous sommes des Etats responsables, nous allons contribuer à la dynamique globale».

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