Au troisième millénaire, où le pragmatisme et le réalisme sont les maîtres mots dans le milieu professionnel, l’étudiant a besoin d’un bagage de connaissances  renouvelées pour faire face à cette nouvelle tendance. Ces connaissances suggèrent avant tout une bonne estime de soi qui peut être développée à travers des programmes axés sur le développement personnel, pouvant être enseignés dans les établissements publics.

C’est au XXIe siècle que les psychanalystes, les thérapeutes, les coachs,  les éducateurs, ont investi le champ du développement personnel. Plusieurs publications sont notées depuis l’avènement de cette discipline. En effet, Le développement personnel est un concept très large. Il se définit comme un processus qui vise à une « connaissance et une transformation de soi » afin de se défaire de certaines difficultés de vie (timidité, manque de confiance de soi, anxiété, dépression, etc.) et d’améliorer au quotidien ses performances.

Les compétences à développer pour favoriser le développement personnel des étudiants sont entre autres :

  • Se connaître : c’est la définition des objectifs clairs et biens définis pour maximiser les chances de les atteindre. Comme le montre d’ailleurs le spécialiste canadien de l’éducation Rolan Viau qui révèle que « tout étudiant a besoin de savoir dans quel but il travaille et surtout, pourquoi, vers quoi se dirige-t-il». Cela permet de combattre la procrastination qui sape la productivité de l’homme.
  • Comprendre les autres : le cadre relationnel constitue un des premiers principes du développement personnel, car comme le dit un auteur très célèbre dans le large champ de la philosophie du succès : « rien ne peut remplacer la sympathie» ;
  • Développer ses compétences : la bonne compétence est développée par la pratique et l’expérience en prenant en compte la capacité de la personne ;
  • Se réaliser : Cela permet à la personne qui fait preuve d’estime de soi, de s’affirmer et s’exprime de façon naturelle et spontanée et sans inhibition ;
  • Contribuer à la vie en société : c’est dans le cadre où « la personne comprend la valeur de la diversité, ne sent pas le besoin de céder au conformisme ou d’imposer l’uniformité. »
  • Persévérer dans l’effort : la persévérance qui n’a pas de valeur « d’héroïsme », révèle surtout la détermination de la personne de passer d’une situation à une autre beaucoup plus reluisante.

Au Sénégal, la nouvelle réforme de l’enseignement supérieur dont l’objectif majeur est de l’inscrire dans une assurance qualité, le rapport général de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur (CNAES), a émis 78 recommandations. A cet effet, la 41ième recommandation du comité de pilotage vise à « rendre obligatoire dans les curricula de formation les enseignements portant sur le développement personnel, la communication et les techniques de recherche d’emploi ». En s’engageant dans cette perspective, les autorités étatiques semblent avoir compris l’importance d’un tel enseignement qui peut « révolutionner tout le système éducatif » des universités publiques.

Contrairement à certaines écoles de formation qui se sont déjà initiées à l’enseignement du développement personnel, les enseignements tardent à démarrer dans les universités publiques à l’exception de l’université virtuelle du Sénégal où les cours de leadership et du développement personnel devaient commencer depuis le 26 janvier passé.

Des recherches et observatoires montrent que 80% des personnes congédiées le sont pour des raisons de relations difficiles. Alors, l’enseignement du développement personnel est à valoriser pour former des gens instruits capables de développer un pays sur la rampe de l’émergence. Former des leaders, telle est la volonté de la recommandation susnommée.