Soutien, promotion et vulgarisation ont été les mots qui revenaient constamment, mercredi dernier, lors de la cérémonie de clôture des journées dédiées au Plan national de la géomatique (Png).

Le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Cheikh Bakhoum, a plaidé pour une meilleure vulgarisation de la géomatique. Le thème de ces deux jours de rencontre était : « l’Infrastructure de données géo-spatiales du Sénégal (Idgs), un levier incontournable pour l’émergence ». Président du Groupe interinstitutionnel de concertation et de coordination (Gicc), il a invité à l’élargissement de la gouvernance du Gicc à l’Ansd, à la Dgid, au Cadastre et à l’Ordre national des géomètres experts. Ce qui permettra, selon lui, une mutualisation des ressources techniques et financières, mais également d’engager plus aisément les chantiers futurs relatifs à la mise en œuvre du Png. « Le choix du Sénégal d’aller vers l’Open-data sur le référentiel cartographique est fondamental pour faciliter le développement du savoir-faire et dynamiser la création de richesses », a confié le directeur de l’Adie qui précise que le Projet d’appui canadien (Pac) a investi près de 4,5 milliards de FCfa au Sénégal.

Pour lui pour des questions de souveraineté nationale, il demeure urgent de compléter la cartographie sur toute l’étendue du territoire. « Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre cet objectif à court terme », a-t-il noté. « Les richesses de nos travaux nous permettront d’impulser le Png », a-t-il avancé. Cheikh Bakhoum a rappelé que les nouveaux défis exigent une réponse adaptée qui concilie les impératifs d’exploitation de l’information géo-spatiale pour une grande stabilité économique en raison d’une gestion plus efficiente des ressources naturelles. Le directeur général de l’Adie est convaincu que l’information géographique peut constituer un puissant levier pour la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse).

Soutien du Canada

Le directeur de cabinet du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des Téléservices de l’Etat, Moussa Sarr, a invité les acteurs à la consolidation des acquis. Toutefois, il a plaidé pour un meilleur accompagnement de l’Etat. « Nous voulons un portage du gouvernement », a dit le représentant du ministre Khoudia Mbaye. M. Sarr estime qu’un module de formation en géomatique devrait être enseigné à l’Université. Cela, dans le but de renforcer la structure de l’information géographique.

Par ailleurs, Moussa Sarr a demandé que le Secrétariat exécutif du Gicc soit élargi, souhaitant que le Canada poursuive son soutien au Sénégal dans ce domaine.

Serigne Mansour Sy Cissé

Source : Le Soleil, 20 mars 2015