Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, au nom du chef de l’Etat, le séminaire international de Dakar sur le climat. Pour lui, il faut un consensus fort pour faire face à ce phénomène. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Association internationale des maires francophones et l’Association des maires du Sénégal, en partenariat avec l’Etat du Sénégal.

« Les Etats et les villes francophones unis face aux défis du changement climatique ». C’est le thème du séminaire international sur le climat ouvert, hier, par le Premier ministre. Cette rencontre de deux jours est organisée par la Commission « décentralisation et démocratie locale », l’Association internationale des maires francophones et l’Association des maires du Sénégal, en collaboration avec l’Etat du Sénégal. Mahammed Boun Abdallah Dionne a saisi cette occasion pour appeler à bâtir un partenariat fort entre les Etats et les collectivités locales pour faire face aux changements climatiques.

Selon lui, la problématique de l’adaptation aux changements climatiques constitue actuellement un défi pour la planète entière. Il a souligné que, malgré les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre consentis par nos différents Etats, certains impacts des changements climatiques demeurent inévitables. Pour faire face à cette situation, soutient M. Dionne, deux types de mesures sont à la portée des gouvernements et des peuples. Il s’agit, à son avis, des mesures d’atténuation qui permettent de limiter les changements climatiques et des mesures d’adaptation permettant de réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et socioéconomiques et faire face aux dérèglements climatique à moindre coût.

Face à ce contexte, poursuit-il, les villes africaines, foyers d’activités économiques et de concentration démographique, sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques. Le chef du gouvernement rappelle que la gestion de l’environnement et la question climatique font partie le plus souvent des compétences transférées et ou partagées entre l’Etat et les collectivités locales. « Il convient, dès lors, pour les Etats, de bâtir avec les villes un consensus fort pour une prise de conscience sur les risques de catastrophes qui menacent le monde, surtout les pays sous-développés, et les nombreuses opportunités d’une bonne exploitation de nos ressources pour un développement durable et efficace », recommande-t-il.

M. Dionne indique que, malgré les nombreuses contraintes, les villes africaines possèdent des atouts pour s’adapter aux changements climatiques.

Sur la Cop21 qui se tient en décembre à Paris, le Premier ministre dit être  convaincu que les collectivités locales ont un grand rôle à jouer dans ce grand débat international pour mobiliser les capacités de lutte contre les changements climatiques. « Je pense à l’accès au Fonds vert climat et au Fonds d’adaptation », dit-il, saisissant l’occasion pour assurer aux maires francophones que Macky Sall a accepté volontiers de porter ce débat à Paris en faveur des collectivités locales d’Afrique pour la reconnaissance de leur rôle majeur dans la lutte contre les changements climatiques.

 Feux de brousse : 700.000 hectares détruits chaque année 

Les dégâts causés par les changements climatiques dans notre pays sont énormes et le manque à gagner considérable. C’est le constat fait, hier, par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

« Notre pays est plus que concerné par la problématique des changements climatiques tant les périls environnementaux sont présents dans notre vécu quotidien, comme l’érosion côtière, les feux de brousse (mille foyers chaque année), occasionnant la destruction de plus de 700.000 hectares de couvert végétal. Ce qui représente 151 milliards de FCfa de manque à gagner pour notre économie », informe le chef du gouvernement non sans rappeler que notre pays a entrepris d’élaborer une nouvelle stratégie nationale de développement durable.  Par ailleurs, M. Dionne soutient que le Pse qui vise, entre autres, la prévention et la réduction des risques de catastrophes et l’amélioration de la gestion des catastrophes, va engendrer une demande supplémentaire en énergie. C’est pourquoi il pense qu’il est important, dans nos villes, de prêter une attention particulière à nos efforts d’économique d’énergie.

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