Avec un taux de croissance de 5% attendu cette année, le Sénégal se rapproche des objectifs de croissance qu’il s’est fixé dans le cadre du Plan Sénégal émergent. Selon le Président Macky Sall qui présidait hier la 1ère réunion de partage des résultats du Pse, les progrès réalisés doivent se poursuivre et même suivre un rythme plus rapide à l’image du slogan que le gouvernement compte imprimer au Pse, le «Fast track».

 

Le chemin vers l’émergence, malgré les défis, est déjà balisé et le Sénégal se rapproche du taux de croissance de 7% visés par le Plan Sénégal émergent. Selon le Président Macky Sall qui présidait hier la 1ère réunion de partage des résultats du Pse, le tableau global de l’économie sénégalaise qui escompte pour cette année un taux de croissance de 5% en est une illustration.

En 2014, le Sénégal a connu une croissance du Produit intérieur brut (Pib) de 4,5% contre 1,7% en 2011, souligne Macky Sall

«Ces performances sont également notées dans la réduction du déficit budgétaire, la maîtrise de l’inflation et du niveau de la dette», indique le président de la République, qui relève que les recettes budgétaires sont passées de 1464 milliards en 2012 à 1673 milliards en 2014 sans aggravation de fiscalité et avec une meilleure rationalisation des dépenses publiques.

La maîtrise de l’inflation, conjuguée au repli de l’euro sur le marché de change a permis d’améliorer la compétitivité de l’économie de 2,2% en 2014, poursuit-il, en ajoutant au tableau la bonne tenue des comptes monétaires qui a contribué à la maîtrise des prix et à la consolidation de la crédibilité du pays.

«Je souhaite que cette tendance positive soit confortée par l’accompagnement et le soutien des Partenaires techniques et financiers (Ptf). Voilà pourquoi j’ai instruit le gouvernement de renouveler l’Instrument de soutien aux politiques économiques (Ispe) en collaboration avec le Fmi», informe le Président Sall.

De nombreux défis

Malgré tout, de nombreux défis restent encore à relever avant d’espérer atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Plan Sénégal émergent. Selon le Président Macky Sall, en termes de comportement et de mentalités à changer, de procédures et de formalités à alléger, les défis restent importants.

«Quand on se fixe l’émergence comme objectif, on est tenu d’adopter des normes de performance et des pratiques dont la diligence et la réactivité ne sont pas les moindres. Nous avons encore beaucoup d’efforts à fournir pour éliminer les lenteurs incompatibles avec la culture de la gestion axée sur les résultats qui constitue la logique et la finalité du Pse» a-t-il précisé en ouvrant les travaux de cette rencontre qui a réuni l’ensemble des acteurs publiques ainsi que les Partenaires techniques et financiers (Ptf).

«Il faut travailler vite et bien, en mode Fast track. C’est le label que nous voulons imprimer au Pse», souligne le Président qui estime que le Pse «est une œuvre de longue haleine qui transcende les contingences à court terme».

Suivi des actions

Le Président Macky Sall indique que pour impulser une nouvelle dynamique dans la mise en œuvre des politiques publiques, un dispositif de suivi des 44 projets de réformes phare qui doivent accélérer le processus d’émergence va être mis en place. Ce dispositif dont le Président a dessiné les contours et défini les rôles et responsabilités des démembrements qui la composent, repose sur les deux entités que sont le Bureau organisation et méthode (Bom) et le Bureau de suivi du Pse (Bosse).

Au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan est dévolue la tâche d’assurer la planification et le pilotage dynamique des opérations soumises par les ministères sectoriels. Cela à partir d’un tableau de bord global. Pour le Premier ministre, le Président lui destine un rôle de coordinateur de l’exécution des activités ministérielles et d’évaluations permanentes des actions du gouvernement.

«L’Etat va mettre en place un cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques et un système d’institutionnalisation de contrats de performance au sein de l’administration sénégalaise», indique-t-il.

mamewoury@lequotidien.sn