En Afrique, le commerce électronique tend progressivement vers la maturité et gagne de plus en plus du terrain, et ce, au vu de l’engouement qu’il suscite auprès des consommateurs et des acteurs mondiaux.

A en croire les prévisions, l’e-commerce africain pourrait suivre le même chemin du marché asiatique, un marché qui a réussi en peu de temps et avec des conditions modestes, à dépasser l’Amérique du Sud en termes de ventes.

L’Afrique nouvel eldorado du e-commerce, c’est le constat que plusieurs startups se sont tirées avant de venir investir dans le continent, certes, la route de ce secteur n’est pas sans embûches : cybercriminalité, faible taux de bancarisation, infrastructure défaillante… Pour y faire face, certaines entreprises se sont montrées particulièrement créatives en lançant des concepts parfaitement adaptés à la réalité du terrain.

Le Sénégal avec ses 6 millions d’internautes se présente comme un terrain d’expansion idéal pour les startups. Seulement voilà, pour se lancer dans la VAD (vente à distance) dans ce pays, il n’est guère important de recommander une étude McKinesy, il faut tenter l’aventure et expérimenter le terrain.

Encourager les Sénégalais à expérimenter l’achat et la vente en ligne n’est pas un exercice facile. À l’instar des autres pays africains, le Sénégal a ses spécificités et ses consommateurs ont leurs propres habitudes. Partant de ce constat, la startup Kaymu du géant Allemand Rocket Internet a lancé un service qui répond aux exigences du marché local : il s’agit du concept de Marketplace (Place de marché en ligne) où acheteurs, boutiques, vendeurs particuliers et même vendeurs ambulants peuvent se rencontrer pour faire des bonnes affaires.

Sur Kaymu, les internautes peuvent ouvrir leur propre boutique en ligne et à 0 frais et mettre en vente leurs produits à un grand nombre de clients potentiels. Côté acheteurs, tout un chacun peut acheter un produit sur cette plateforme, et ce, sans avoir besoin de carte de crédit ni de compte bancaire, le paiement se fait en cash et au moment de la livraison.

In fine, les startups présentes au Sénégal ne font que structurer le marché et encouragent l’émergence d’une clientèle 2.0 pour que dans un futur proche, le commerce électronique puisse faire jeu égal avec le commerce traditionnel, voire le dépasser…