Apres l’accession des pays africains à l’indépendance les premiers Chefs d’Etat Africains ont non seulement fait une confusion entre chef d’Etat et un père de famille ; mais aussi entre une famille et un peuple. En effet, dans une famille africaine le patriarche est considéré comme le chef de la famille est c’est lui qui donne les ordres que la famille exécute. Généralement, il n’y pas de remise en cause de la décision du chef ni contradiction par rapport à son opinion.

Cette confusion les a poussé à conserver le pouvoir jusqu’à leur mort en laissant une nation derrière  eux presque ruinée et confus. Sékou Touré de la Guinée Conakry est un exemple qui a laissé son pays dans un état de confusion, comme disait Williams Sassine dans son entretien avec Manthia Diawara : “Sekou touré à laissé la Guinée dans un état de confusion sur ses origines et sur sa fin”. D’autres pays africains  sont entrain de vivre la même situation, en l’occurrence la Gambie de Yayah Diameh.

Ces présidents ne cherchaient pas les moyens nécessaires pour développer leur pays. En revanche, ils cherchaient les moyens qui leur permettraient davantage de  conserver le pouvoir en cherchant à éliminer leurs adversaires politiques potentiels.

Bien après ces premiers Chefs d’Etat, nous avions espoir que ceux d’aujourd’hui  allaient trouver des solutions  aux obstacles de notre cher continent. Mais la déception en est la même, ils ne font pas la politique pour servir leur nation. Leur politique se résume à la défense des intérêts particuliers, en oubliant que celui-ci ne se réalisent que dans l’intérêt général.

J’aimerai mettre l’accent sur les partis politiques Africains parce que c’est regrettable de voir des partis politiques qui n’atteignent même pas 2% lors des élections présidentielles. L’exemple d’Amsatou Sow Sidibé avec 0,19% lors des élections de 2012 en est un exemple.

Je me demande vraiment si les dirigeants des ces partis politiques sont vraiment animés du patriotisme ou de nationalisme. Les  secrétaires généraux de ces partis politiques par exemple au Sénégal ne se présentent pas aux élections présidentielles pour espérer à être Président de la République. La plupart d’entre eux ont une double vision :

Leur premier objectif est de manifester leur présence sur la scène politique, le deuxième objectif étant un peu plus ciblé : le choix du camp une fois au second tour, afin de gagner un poste dans le gouvernement ou à l’assemblée nationale.

Mais heureusement que les peuples africains ne sont plus dupes pour tomber encore dans ces pièges. A ce titre, il importe que les Chefs d’Etat actuels des pays africains pensent à organiser un référendum sur la nécessité d’avoir plusieurs partis bidons ou, au contraire, le fait de s’en tenir à quatre partis politiques. Pour y arriver, au niveau de chaque pays  et chaque parti, des élections préliminaires pourraient être envisagées pour sortir les bonnes graines de l’ivraie.

L’autre point à souligner est la prise en otages des jeunes africains par les politiciens. En effet, ces jeunes sont devenus des machines programmées des politiciens qui ne se soucient que du bien-être de leur famille.

S’il est vrai que la politique occupe une place non négligeable dans une nation, nous devons pour autant savoir donner du temps à la politique et du temps au travail afin d’atteindre les sommets du développement. Le Sénégal est devenu, peut-être sans y prendre conscience, un de ces pays dans lesquels la politique est devenue un jeu de prédilection de presque tout un peuple. Présente et perceptible partout, y compris dans les lieux de culte, les cérémonies religieuses, les mariages les baptêmes et même les cérémonies funèbres, la politique s’est transformée en gangraine. Elle affectera négativement la santé économique et la stabilité sociale de Sunugal, si l’on y prend garde. Le Juge Kéba Mbaye nous avait avertis.

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