Depuis plusieurs semaines, les inscriptions ont débuté à l’Université Cheikh AntaDiop de Dakar (Ucad). Ainsi, les agences Ecobank sont prises d’assaut par les étudiants, cette fois-ci, pas pour retirer leur bourse, mais pour s’inscrire avant le délai fixé. Cependant, les étudiants rencontrent des difficultés et se lamentent sur leur sort.

Assis sur le trottoir de l’agence de Guédiawaye golf sud, cette étudiante en master nous confie :

« En début de semaine, je suis allée au siège qui se situe en face ENDSS et malgré le fait que je sois arrivée très tôt, je n’ai pas pu accéder à la caisse pour m’inscrire. J’y suis restée jusque vers 16 heures, heure à laquelle les agents ferment leurs portes. Aujourd’hui encore, j’ai perdu une journée et l’on nous sert que le réseau est défectueux, et c’est déplorable. Comment une structure de cette envergure peut-elle rencontrer ce genre de problème ? »

Tout porte à croire que ce phénomène est une « épidémie » qui affecte toutes les agences. À l’agence des HLM, le décor est le même. Les étudiants trouvés sur place déplorent également la lenteur de la procédure dans un siècle où tout repose sur le numérique. Un étudiant, pris par la fatigue, s’exprime :

« Nos dirigeants doivent arrêter de copier-coller  tout ce qu’ils voient dans les pays développés, dans un contexte où le rythme et le niveau de vie ne sont pas pareils et que les conditions ne sont pas réunies pour appliquer de tels politiques ».

À son compagnon d’ajouter :

« On devra dépasser ce stade. Pourquoi ne pas s’inscrire sur Campusen ou le service du BIAO avec nos cartes Gab ou même élargir le marché ? Que d’autres structures financières rejoignent la seule qui existe pour les étudiants pour atténuer ces difficultés ».

Du côté de l’agence, l’explication donnée pour faire comprendre ces difficultés qui émanent des lenteurs constatées porte sur un certain nombre de problèmes techniques qui affectent le réseau.

En tout état de cause, les étudiants déplorent les failles de la bancarisation. Par la même occasion, ils prient l’État de prendre des dispositions permettant de leur épargner ces genres de problèmes qui, de toute évidence, sont évitables.