Le Sénégal bien sûr ! En cette période hivernale caractérisée par la récurrence de fortes pluies, nombreuses sont les collectivités qui vivent sous les eaux. Les populations de la banlieue surtout celles des communes du département de Pikine vivent un calvaire depuis plusieurs années. Comme on a l’habitude de dire “le bonheur des uns fait le malheur des autres”.

La pluie ne semble pas être la bienvenue dans certains endroits de la banlieue et une multitude de raisons explique cet état de fait. En effet, outre l’inondation de part et d’autre, les usagers des transports en commun comme ceux des particuliers rencontrent beaucoup de difficultés pour se déplacer. Et pour cause, les voies de communication, partant de Thiaroye à Malika, sont dans un état pitoyable. Cette situation, combinée avec l’inondation de cet axe, cause d’énormes problèmes aux populations et crée des embouteillages monstrueux aux heures de pointe et à la descente.

Les transports en commun profitent de cette occasion, surtout les “cars rapides”, pour augmenter les tarifs, alors que d’autres réduisent la distance à parcourir laissant ainsi les usagers dans un état de détresse. C’est ainsi chaque année et aucune alternative, émanant des autorités locales, n’a été proposée pour mettre terme à ce calvaire qui, depuis des décennies, hante le sommeil des populations.

Les témoignages recueillis affichent la désolation des habitants qui réclament de meilleures conditions de vie. C’est le cas de Adja qui déclare :

“Ici, c’est très difficile de se déplacer et cela devient encore pire pendant la période d’hivernage. Le réseau routier est très étroit et il faudrait que les autorités élargissent la voie afin de faciliter le déplacement des biens et des personnes”.

Un autre, sous le couvert de l’anonymat, déclare :

“La voie de communication est défectueuse et depuis des années, ce sont les mêmes difficultés qui refont surface et pour changer cette tendance, il faudrait songer à réfectionner cette voie et en construire d’autres”.

Un autre renchérit en affirmant que :

“Pour quitter Keur Massar et se rendre à Yeumbeul ou à Thiaroye, cela peut prendre au moins une heure de temps et cet état de fait est dû non seulement à la dégradation de la voie et à son étroitesse mais également aux comportements irresponsables des conducteurs. Et pendant la période d’hivernage il est très difficile de se déplacer à cause des eaux de pluies qui inondent non seulement nos habitations mais également la voie de communication”.

De toute évidence, les désagréments mentionnés par ces acteurs ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Des solutions à cette situation persistantes ne feraient que du bonheur à tout ce monde.