Le Grand cadre des enseignants durcit sa détermination en mettant en branle son cinquième Plan d’actions. Il sera en grève totale les 15, 16 et 17  avril 2015.

Les médiations entreprises par l’Association des parents d’élèves, le Grand Serigne de Dakar ou les déclarations pleines de promesses du chef de l’Etat ne semblent pas pousser le Grand cadre des enseignants à mettre entre parenthèse son combat. Car, ce regroupement de syndicats a décidé de lancer un 5ème Plan d’actions pour suivre les recommandations de la base. Et le mot d’ordre lancé est aussi salé que les autres : Le Grand cadre a retenu un débrayage le mardi 14 avril 2015 à 9 h suivies d’Assemblées générales groupées et surtout une grève totale les mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 avril 2015. Sans oublier la poursuite des tournées de mobilisation dans les localités, la rétention des notes du 1er semestre et boycott des conseils de classes et des cellules pédagogiques et la campagne d’informations et rencontre avec les leaders d’opinion dans les différentes localités du pays.

«Après s’être félicité des différentes médiations», la plénière se réjouit du vote de la loi 61-33 modifiée «qui constitue une étape importante pour la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation des enseignants titularisés comme fonctionnaires». «Toutefois, elle précise que cette validation ne sera effective que si la loi est promulguée et le décret d’application signé», prévient le Grand cadre.
Aujourd’hui, ce syndicat est gonflé dans sa détermination, par l’engagement, par «la grande mobilisation dont les enseignants ont fait montre durant le 4ème plan d’actions et a apprécié à sa juste valeur la grande détermination des bases qui appellent à poursuivre la dynamique de lutte».
Le Grand cadre des syndicats d’enseignants a entamé son mouvement d’humeur depuis le 17 février dernier avec des débrayages et des grèves pour exiger du gouvernement le respect des accords signés le 17 février 2014.  Parmi les revendications qui ont trouvé un accord entre les deux parties, on peut citer entre autres la formation diplômante des instituteurs adjoints, l’extinction du corps des inspecteurs adjoints de l’Eps, la gestion des volontaires, des vacataires et des contractuels par l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale, la baisse de la fiscalité sur les salaires, le relèvement du niveau de recrutement dans les Ecoles de formation et des instituteurs, l’augmentation des allocutions familiales et surtout la fin des lenteurs dans les délivrances des actes administratifs, de la mise en solde et du paiement des rappels. Jusqu’ici, les enseignants dénoncent leur non application au grand dam des élèves.

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