Climat, développement et lutte contre le terrorisme, ces trois sujets sont au menu du dernier jour du G7 en Bavière, le lundi 8 juin. Ce matin, le président français François Hollande a ouvert une séance de travail consacrée au climat. La France pousse ses partenaires à se fixer des objectifs ambitieux.

Le président français estime que le communiqué du G7 va dans le bons sens. Il l’a dit ce matin avant la reprise des travaux. « Je ferais en sorte que les objectifs affichés soient réalistes et ambitieux, notamment pour réduire le réchauffement », a-t-il ajouté. François Hollande, qui a fait du climat sa priorité, souhaite que le G7 envoie un signal fort à six mois de la conférence de Paris.

Le problème, c’est d’en convaincre le Canada et le Japon. Les deux pays refusent les engagements chiffrés. Le président français peut compter sur le soutien d’Angela Merkel, mais le couple franco-allemand va-t-il pouvoir peser dans les négociations ?

Avec des chefs d’Etats africains

Autre sujet abordé ce 8 juin au matin : le développement et le terrorisme. Pour en parler, quelques chefs d’Etat africains ont rejoint le G7 : le sud-africain Jacob Zuma, le sénégalais Macky Sall ou encore le président du Nigeria. La présidence allemande du G7 tenait beaucoup à sa participation. C’est son premier déplacement en Europe et son baptême de feu au sein du club des pays les plus industrialisés. La communauté internationale souhaite notamment savoir comment le nouveau président nigérian compte si prendre pour lutter contre Boko Haram.

Muhammadu Buhari de son côté n’est pas venu les mains vides, il a apporté toute une liste de souhaits adressés aux dirigeants du G7. Il leur demande notamment de l’aide pour relancer l’économie de son pays et lutter contre le terrorisme islamiste. Une rencontre en tête-à-tête avec son homologue français François Hollande était prévue à la mi-journée.

La participation des pays africains est une tradition des G7. Cela fait déjà 14 ans qu’ils sont régulièrement invités au G7 ou G8 jusqu’à l’année dernière. Difficile en revanche de dire si leur présence a pesé dans les discussions. Si l’on prend comme seul critère l’aide au développement, les puissances économiques sont largement restées en dessous de leurs ambitions affichées.

Rfi.fr