Une étude américaine vient de montrer grâce à l’IRM que Facebook stimule les mêmes zones du cerveau qu’une drogue comme la cocaïne.

Qui n’a pas déjà essayé d’arrêter les réseaux sociaux pendant quelques jours, histoire de faire une pause ? Et de craquer à peine 30 minutes plus tard en postant une vidéo rigolote sur votre « mur » ?

Avez-vous déjà pensé que Facebook agissait comme une  drogue ? Vous n’auriez pas vraiment tord comme le montre cette étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud (États-Unis) et publiée dans Psychological Reports.

Les universitaires ont voulu vérifier si l’utilisation intensive du smartphone ou de Facebook pouvait être considérée comme une addiction. Ils ont demandé à vingt étudiants (dix hommes et dix femmes) âgés de 18 à 23 ans, de passer un test destiné à mesurer leurs réactions face à des symboles ou des signes associés à Facebook.

Grâce à l’observation de leur cerveau via l’imagerie par résonance magnétique (IRM) , les scientifiques ont constaté que l’utilisation excessive de Facebook pouvait avoir le même effet que celui de la cocaïne . En effet, chez les utilisateurs réguliers, des zones d’impulsivité du cerveau similaires à celles observées dans la toxicomanie, s’activaient.

Seule différence entre l’addiction à la drogue et celle à Facebook : chez les étudiants de cette étude, les zones du cerveau impliquées dans l’inhibition des impulsions fonctionnaient normalement. Concrètement, la surdose de Facebook peut aller jusqu’à empêcher les usagers de contrôler leur impulsivité.

Soigner l’addiction à Facebook grâce à une thérapie

Les chercheurs se veulent toutefois rassurants : il serait possible de soigner cette dépendance en rétablissant l’équilibre entre les systèmes du cerveau. Comment ? En suivant, par exemple, une thérapie cognitivo-comportementale, souvent utilisée pour lutter contre les addictions.

En 2012, une recherche américaine démontrait déjà que le réseau social était plus addictif que le sexe ou le tabac.

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