De nos jours, le monde est devenu un espace de partages, de recherches, de productions tant pour les pays développés que ceux qui sont en voie de développement. La recherche est devenue un aspect essentiel de l’activité universitaire. Au Sénégal, en Afrique de manière générale on a tendance à faire de très bonnes études, des recherches que l’on finit par ranger dans les tiroirs. A quoi serviraient ses recherches ?

Des années d’études, de concentrations qui au finish n’ont servi à rien à part le fait d’exposer ses productions dans des bibliothèques. Les études faites par les scientifiques, universitaires, chercheurs de manière générale aideraient les dirigeants des pays en voie de développement dans leur prise de décisions. Ces études concernent aussi bien les domaines des lettres, des sciences humaines que celles qui sont scientifiques. Elles permettraient ainsi aux acteurs politiques d’avoir une vision éclairée des difficultés que rencontrent nos sociétés. Le développement de beaucoup de sociétés qui ont atteint un certain niveau de développement, s’est fait sur la base d’études, de productions réalisées par des universitaires, des scientifiques de ces mêmes pays.

On compte un bon nombre de réalisations dans les domaines de l’art, de la philosophie, de la géographie, des sciences, de la culture, de la biologie et autres. En guise d’exemples, on peut citer la production d’A. Diop sur « Enjeux urbains et développement territorial en Afrique » ou celle de I. Sylla « Approche géographique de l’appropriation des NTIC par les populations : l’exemple des télécentres et des cybercafés dans le quartier Ouagou Niayes » dans le domaine des sciences humaines. L’étude de K. Nishimwe sur « Évaluation des facteurs de variation du taux de réussite de l’insémination artificielle bovine en milieu traditionnel au Sénégal : cas de la région de Thiès » en Médecine et celle de Dr. C. Diaw « Potentiel et dynamique des stocks de carbone des savanes soudaniennes et soudano-guinéennes du Sénégal » et tant d’autres pertinentes recherches dans des domaines divers qui pourraient valablement servir à la maîtrise des problèmes de nos sociétés.

Il est urgent pour nos sociétés en voie de développement de valoriser ces années de recherches qui pourraient permettre de soulever le débat sur certaines questions liées au développement. Les résultats de ces études ont permis de détecter les causes et les conséquences d’un certain nombre de phénomènes relatifs à la vie en société. Le recours aux productions scientifiques locales demeure incontournable si l’on souhaite réaliser nos objectifs de développement.