Thierry, jeune ressortissant sénégalais en France depuis 4 ans déjà a été rapatrié malgré l’intervention des associations de défense des sans-papiers et de ses amis français qui ont tout tenté. Mais en vain. Or, il n’a plus de famille au Sénégal.

Des éléments que son avocate souhaitait faire valoir afin de présenter une nouvelle demande de titre de séjour. Mais à la préfecture du Tarn, la décision de renvoyer Thierry au Sénégal était prise depuis longtemps.

Pour Me Allene Ondo, «les services préfectoraux ont utilisé des procédés déloyaux pour éloigner Thierry sans tenir compte des accords entre la France et le Sénégal. Nous avions demandé un réexamen de la situation de mon client dans le cadre de la circulaire Valls qui permet aux étrangers de faire valoir de nouveaux moyens». Mais le juge des libertés et de la détention a donné raison à la préfecture.

Car, depuis une quinzaine de jours, Thierry avait été placé en centre de rétention administrative à Cornebarrieu. Son placement en centre de rétention l’avait empêche de se marier à Gaillac avec sa compagne Élisabeth, alors que les bans étaient publiés. Ses amis du club de football de Brens avaient manifesté leur soutien à leur ami en se rendant devant la mairie de Gaillac.

Une première tentative de renvoi au Sénégal, une semaine plus tôt, avait échoué.

«Le consul du Sénégal à Paris avait interpellé la police de l’air et des frontières pour indiquer que le laissez-passer consulaire n’était plus valable». La seconde tentative était la bonne. Même si Me Allene Ondo a saisi le président Macky Sall lors de son passage à Marseille.
Thierry était arrivé en France il y a quatre ans pour poursuivre ses études. Il était alors en situation régulière.

«La situation s’est compliquée lorsque son titre de séjour est arrivé à expiration alors qu’il devait attendre plusieurs mois pour une inscription en faculté. La préfecture a estimé qu’il devait quitter le territoire et la bataille de procédure a démarré jusqu’à ce lundi ou ? Thierry a dû embarquer de force dans un avion. «On l’a menotté et on lui a mis une cagoule sur la tête», dénonce l’un de ses amis.

Senjet