Au Sénégal le taux de chômage des jeunes est très élevé. Ce fait peut être expliqué, en plus de la faiblesse de l’offre d’emplois, par le fait qu’au Sénégal, il existe un déficit important en travailleurs qualifiés et hautement qualifiés dans les différents secteurs économiques. Cette faiblesse du nombre de travailleurs qualifiés est due surtout à la fuite des cerveaux mais aussi à l’incohérence des filières proposées par rapport aux besoins des employeurs. Dans le rapport de ANSTS (Académie Nationale des sciences et techniques du Sénégal), il est également mentionné que  «Le fort taux de chômage des jeunes tout comme le sous-emploi chronique qui affectent particulièrement le bien-être et l’épanouissement des jeunes ruraux, tient, pour partie, à d’une déconnection du système éducatif des secteur économiques, à une faible diversification de l’offre de formation et à une faible culture de l’évaluation de l’efficacité externe des formations ».

Toutefois «Il existe un énorme gisement d’emplois potentiels dans toutes les filières et dans les diverses catégories d’activité du secteur primaire» souligne le Dr. Moctar Touré, président de la science agricole à l’ANSTS, mais seulement ce potentiel reste encore mal connu insuffisamment exploité.

Face à cette situation il urge aujourd’hui de mettre en place une situation de sortie de crise. Ainsi Dr Touré recommande une meilleure orientation de la formation des jeunes. Pour ce faire il faudra renforcer et décentraliser la formation et adapter les filières aux secteurs d’activités innovant.