La région de Dakar est naturellement menacée par la mer car étant une presqu’île. Les baies de Hann et de Gorée font partie des zones les plus menacées car recevant chaque année, de juillet à octobre, les houles de Sud-Ouest. Ces zones de basses altitudes sont constituées d’argile et de calcaire de l’Eocène Inférieur et sont le lieu d’une forte agglomération », prévient le doctorant en environnement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). En conséquence, enfonce Pape Waly Bakhoum : «Ces zones sont plus vulnérables et sont même menacées de destruction et de disparition dans le futur si rien n’est fait».

«Les tempêtes, aussi soudaines qu’imprévisibles, sont un événement climatique provoqué par le passage d’une dépression qui provoque une élévation du niveau de la mer et le déclenchement des vents très violents. Elles lèvent une houle de forte amplitude supérieure à 3 mètres et attaquent les hauts de plages, emportant le cordon littoral et submergeant alors l’arrière plage. Ce sont des événements marins d’apparition rare, essentiellement entre juillet et octobre mais qui sont fortement agressifs », développe l’expert. De l’analyse de Papa Waly Bakhoum dans «Lepopulaire»: «Il y a deux (2) principaux types de houles longues, issues des hautes latitudes variant entre 40° et 60° des deux (2) hémisphères, qui atteignent les côtes sénégalaises ».

Il s’agit, d’après lui, «des houles de Nord-Ouest qui sont issues de l’Atlantique-Nord et qui sont présentes toute l’année et celles du Sud-Ouest de l’Atlantique-Sud. « Ces houles n’affectent que la côte au Sud de Dakar et cela de juillet à octobre », indique le spécialiste qui travaille sur les effets de la houle sur le littoral. Selon lui, la presqu’île de Dakar n’est pas à l’abri des effets de l’érosion marine qui va perdurer…».

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