C’est en marge de la 39e édition du championnat Inter-Nations universitaire de Football sous l’égide de la confédération du championnat inter-nations universitaires de football (COCINUF), que le terrain de football de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar a abrité hier la finale de ladite compétition sous le slogan le sport au service de l’intégration africaine et de la stabilité sociale. Cette édition 2015 a regroupé 12 nations (14 en moyenne chaque année), c’est-à-dire : Sénégal, Tchad, Comores, Burkina Faso, Cameroun, Gabon, le Congo RD, le Congo Brazza, la Guinée Conakry, la République centre africaine, Côte d’Ivoire, Niger. Et la finale de cette année a opposé l’équipe du Sénégal et celle du Tchad. Une finale qui rendait par l’occasion hommage à, Masser Boye et Larry Dibata qui étaient respectivement joueur de l’équipe du Sénégal, décédé, en 2014, et secrétaire de l’équipe du Gabon, décédé en 2015. Par ailleurs, cette édition a été également sous le parrainage de l’ancienne ministre Innocence Ntap Ndiaye.

C’est après le match de Gala qui a réuni les équipes de vétérans de la D1 et de l’AfricaStars et sous un ciel menaçant que les deux équipes nationales se sont préparaient pour livrer bataille afin de remporter cette 39e édition du championnat inter nation universitaire de football. Ainsi, après l’exécution des hymnes nationaux, le match pouvait commencer.

C’est aux environs de 17h26 minutes que le coup d’envoi a été donné. Le match démarre fort avec une faute d’entrée de jeu de l’équipe du Sénégal en orange noire. Une faute qui va occasionner un cafouillage dangereux pour l’équipe du Tchad en jaune bleu. Ainsi, le ton est donné avec un engagement physique des deux équipes, marqué par des fautes de part et d’autre. La bataille est rude au milieu et le premier ballon cadré va intervenir à la 8ème minute après un tir du numéro 9 sénégalais Emmanuel Diogoul. Le match se poursuit par des occasions timides des deux équipes mais les universitaires sénégalais se montrent plus menaçant avec une présence plus que  constante dans la surface adverse. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que les sénégalais ont failli ouvrir le score avec un face à face du numéro 10 Mansour Manga avec le gardien tchadien Babacar Badji, remporté par ce dernier. L’équipe du Sénégal semble ainsi déterminée à prendre les devants avec des occasions à outrance même si l’équipe du Tchad répond de temps à autre  avec des contre-attaques. C’est ainsi dans ce temps fort du Sénégal que le numéro 9 sénégalais va procéder à l’ouverture du score permettant ainsi à son équipe de mener par 1 but à 0 au grand bonheur du public sénégalais venu supporter les leurs. L’égalisation des Tchadiens a failli intervenir dans la foulée sur une frappe du numéro 9 tchadien Marshall Houa Ndimdji, arrêtée par le gardien sénégalais.

Cela ne va pas empêcher chez les joueurs universitaires de l’équipe du Sénégal de continuer de plus belle dans l’optique de dominer le match. Et cela ne tardera pas à porter ses fruits. En effet, c’est à la 31e  sur une percée du numéro 7 Babacar Touré, fauché dans la surface par le numéro 3 tchadien Barka Bactar, que les universitaires sénégalais obtiennent un penalty qui sera transformé par le même Babacar Touré. Le Sénégal prenait ainsi une avance sérieuse pour remporter cette 39e édition de ce trophée inter-nation universitaire. L’arbitre du match ne tarda pas à renvoyer dans la foulée les deux équipes aux vestiaires sous un score de 2 buts à 0 en faveur de l’équipe du Sénégal.

Le coup d’envoi de la deuxième période va intervenir exactement à 18h20 minutes avec un rythme au départ beaucoup plus apaisé qu’au début de la première période. L’équipe du Sénégal donne le ton d’entrée de jeu en continuant dans la même lancée comme en fin de première période. Cependant, l’équipe tchadienne n’entend pas se laisser faire. En effet, les consignes à la mi-temps semblent claires, les universitaires tchadiens tentent de revenir au score dans les premières minutes avec un jeu beaucoup plus réfléchi marqué par une occasion franche à la 52e minute de jeu. La suite du match occasionne le retour à l’engagement physique cette fois, plus du côté des tchadiens, sanctionné d’ailleurs par un carton jaune du numéro 4 Pascal Tando, ce qui semble frustrer d’ailleurs le public tchadien venu répondre très massivement à cette finale. Une frustration qui allait s’accentuer quand Babacar Touré procède à son triplé après un joli lob du gardien tchadien à la 57e minute. Les dés semblent être jetés alors pour l’équipe tchadienne. Mais l’équipe du Sénégal n’entendait pas lâcher du lâcher prise après son 3e but, en mettant le pied sur le ballon et en concédant plusieurs occasions. La suite du match est marquée par la volonté des universitaires tchadiens de vouloir sauver l’honneur avec des manouvres dans la surface sénégalaise. Cependant, la réussite ne semble pas être de leur côté avec notamment une occasion de sauver l’honneur, manquée à la 85ème minute après un ballon frappé sur la barre par le numéro 17 Mara Mbaideyo. Les contres attaques concédées par l’occasion par les sénégalais ne donnent non plus de résultats. Et c’est sur ce, que l’arbitre du match va donner le coup de sifflet final de cette 39e édition du championnat qui a vu la consécration des universitaires sénégalais.

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Après la remise du trophée par l’ancienne ministre et par ailleurs actuel présidente du haut conseil pour le dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, le journal universitaire a recueilli quelques avis concernant l’initiative du COCINUF qui consiste à utiliser le sport comme vecteur d’intégration africaine.

Que pensez-vous de l’initiative du COCINUF, à savoir, l’intégration africaine par le biais du sport.

 Mbouyen lionnel,

En tout cas, c’est une initiative à féliciter et à encourager parce qu’il y’a de cela quelques années qu’ils sont sur le terrain en train d’organiser cette compétition qui regroupe les nations qui se trouvent au sein de l’UCAD. Le championnat inter-nations universitaire de football est à pérenniser.

 

  1. Moussa Ndiaye,

C’est une initiative à saluer dans la mesure où cela nous rappelle les dires de Thomas Sankara et de cheikh Anta Diop qui tant œuvre pour l’intégration africaine. Le sport est une activité physique, mais au-delà de cet aspect, il joue un rôle fondamental en permettant de souder les relations entre les nations, les jeunes et les étudiants. Cependant, pour que de telles initiatives se développent, il faudra y mettre les moyens et encourager les jeunes. Les autorités doivent faire plus que donner des jeux de maillots en considérant tous les efforts fournis par les jeunes.

 

  1. MVE,

Vous savez, c’est quelque chose de très important l’intégration cela nous permet justement de nous retrouver, de ne pas avoir l’impression d’être hors de notre pays. Ici on est ensemble gabonais, sénégalais, togolais, béninois et toutes les autres nationalités qui sont là. Je pense que c’est une bonne chose vu qu’aujourd’hui nous sommes en train de prôner le panafricanisme et l’unité entre nations, ce que le football nous permet de faire.

 

  1. Eric Agboton, Président COCINUF

Quel bilan tirez-vous de cette 39e édition du championnat inter-nations universitaires de football?

Un bilan vraiment positif comme vous l’avez vu tout à l’heure avec la présence des autorités, notamment de la présidente du haut conseil pour le dialogue social qui a daigné répondre à notre invitation qu’elle n’a reçu que le mercredi dernier donc on la remercie de passage. Je ne m’attendais pas à cela pour cette édition, le COCINUF grandit d’année en année et puis cette année ce que l’on a vu nous a vraiment fait plaisir et là je profite de cette occasion pour saluer la présence du JournalUniversitaire. La fête a été belle aussi bien sur le terrain que dans les tribunes, les étudiants ont répondu et ont manifesté leur engouement.

le message que je vais lancer, c’est ce que vous avez vu tout à l’heure avec le brassage de différentes communautés vu qu’ici on avait dans les tribunes la guinée, le Tchad, le mali, toutes les nationalités que ça soit de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale, de l’Afrique australe et puis tout le monde se sent bien. Notre message, c’est d’unir toutes les entités de l’université autour du sport pour l’intégration et le dialogue social pour que tout ce qui se passe de négatif, tout ce que les gens pensent de négatif de l’université et de l’étudiant soit positif avec le sport.