étudiants en sciences infirmières et obstétricales

Les étudiants et les autorités du centre des ouvres universitaire de l’Ucad n’ont pas la même appréciation sur la question du suivi ou non de la  fermeture du campus social, fixée le samedi 26 aout 2017. Si le coud se félicite d’avoir réussi un pari difficile, les étudiants, de leur coté parlent d’une coïncidence avec la fête.

Ce n’est pas facile de savoir si les instructions du directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar ont été suivies par les récipiendaires du campus social de l’Ucad.  Ces derniers étaient sommés de libérer l’espace au plus tard le samedi 26 aout 2017. Du coup, étudiants et autorités parlent un langage différent. Quand le camp du directeur manifeste son contentement par rapport à la réussite de son pari, les étudiants, de leur coté minimisent et parlent de coïncidence avec la tabaski.

C’est des va-et-vient incessants qui campent le décor du campus social de l’Ucad, ce samedi, vers les environs de 17 heures.  Des groupuscules d’étudiants sortent de tout bord, munis de leurs bagages, en partance de leurs localités. D’aucuns prennent des taxis tandis que d’autres empruntent la rue qui mène vers le camp Jérémy pour un éventuel moyen de transport. Bon nombres d’entres eux sont assis à même le sol, devant les caravanes pour rallier leur localité. C’est la joie et l’engouement qui se lisent sur les visages de ces étudiants. Des cris, des salamalecs, entres autres, animent les lieux de convergence. Difficile de comprendre si ce sont des instructions du directeur du centre des œuvres universitaires de Dakar qui sont à l’origine de ces précipitations ou bien c’est la fête de la tabaski qui oblige. Un tour dans le campus permettra de lever l’équivoque.

Trouvé, devant la porte du pavillon A, Demba DANK, agent du coud et membre de la sécurité, déclare que les étudiants ont bien suivi les instructions du directeur du coud. « Ils sont en train de préparer leurs bagages pour libérer le campus social. Ils ont garé des bus pour rallier leurs localités. Il y a aucun incident signalé depuis hier. Tout à l’heure, ce sont les étudiants de l’Esp qui voulaient continuer à occuper leurs chambres, alors qu’ils n’ont aucun droit, aucune légalité pour loger dans le campus après la fermeture. On a fermé les chambres et le campus. Aucun étudiant n’a le droit de loger là bas » avance, ce gars costaud, chargé de veillé sur cette question.

Selon ce dernier, les étudiants ont bien compris qu’après la fête de tabaski, ils ne reviendront pas. « Ils ont tous, dans leurs têtes qu’après la tabaski, ce sont les vacances. Les taxis viennent de partout pour prendre des étudiants qui rentrent dans leurs villes ou villages d’origines. Tout se passe bien. Nous leur donnons un ultimatum le lundi prochain », affirme t-il.

Du coté des étudiants, c’est un autre langage qui se fait entendre. Devant le pavillon A, c’est un bruit qui perturbe le lieu. Ils sont nombreux, des étudiants qui s’apprêtent à prendre les bus des caravanes mis à leurs disposition par les amicales de leurs localités. Difficile d’avoir un interlocuteur. Cheikh Omar Mbaye, étudiant en master 2, à la faculté des sciences et techniques, donne une version contraire de ce qu’a avancé l’agent du coud. Ce jeune, teint claire, sac au dos, avec un sourire léger minimise le suivi du mot d’ordre. « Le mot d’ordre du directeur ne peut pas être suivi par les étudiants car nous sommes à l’approche de la tabaski. Dans de pareilles situations, les étudiants ont tendance à rallier leurs familles.  En plus, tout le monde ne peut pas partir aujourd’hui. Même si le campus n’était  pas fermé, les étudiants allaient partir pour passer la fête de tabaski en famille », réplique cet étudiant.

Selon ce dernier, les étudiants vont libérer le campus avant la fin de la semaine pour des raisons connues de tous. il exige aux autorités de prendre toutes les mesures idoines permettant d’ouvrir le campus en temps et sans discrimination. « Nous demandons à ce que les autorités du campus à l’occurrence le directeur coud prennent leurs responsabilités afin qu’elles puissent ouvrir le campus à temps. Parce que les étudiants sont obligés de retourner pour subir des sessions de rattrapage »

Abondant dans le même sens, José Ibrahima Diatta, étudiant en master 2, au département de géographie, et par ailleurs, président de l’amicale des étudiants ressortissants de Ziguinchor  avance que chaque année qu’ils  assistent  à la fermeture du campus social à de pareil moment tout en informant qu’il y a des examens qui sont en cours dans certaines facultés. « Nous avons déposé des recours pour obtenir une petite prolongation mais les autorités ont refusé. A l’université Gaston berger, la fermeture du campus social dépend de celle du campus pédagogique. Malheureusement, chez nous, c’est tout à fait le contraire », déplore t’il. Et d’ajouter : «  On pouvait manifester notre désolation. Parce que, ce qui nous a été notifié, ne peut pas servir d’argument pour fermer le campus. Les autorités disent que le cout budgétaire est trop lourd car le campus fonctionne presque les douze mois. A qui la faute ? Nous sommes que des étudiants. Nous n’avons pas une part de responsabilité dans cette affaire », déplore t-il. Avant de mettre en garde

Il met en garde les autorités sur une éventuelle manifestation au retour de la fête de tabaski. « Il y a des camarades étudiants qui sont frustrés et ils comptent même de descendre dans la rue pour une éventuelle manifestation. « En tout cas, ce sont des rumeurs qui circulent dans l’espace universitaire », laisse t’il entendre.

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