Venir à l’université pour le cas de certains étudiants qui ne sont pas logés, c’est des difficultés de toutes sortes. Ces étudiants sont obligés de supporter les embouteillages en plus de la fatigue et du manque de concentration. Mais certains conscients, restent sereins.

Certains étudiants qui ne logent pas à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ne sont pas à l’aise pour mener à bien leurs études. Entre leur domicile, parfois éloigné, et l’université en passant par les grandes routes de Dakar pour braver les embouteillages en a plus finir, ces étudiants vivent le calvaire. Pourtant, ils remuent ciel et terre pour être dans de bonnes conditions afin de réussir. Serigne Bassirou Mbaye, un étudiant en Licence 3 à la faculté de Droit, quitte tous les jours unité 8 des parcelles assainies pour venir à l’université.

« Ce n’est pas évident, même pour trouver une voiture pour aller à Dior parfois on est obligé de se bousculer pour avoir de la place. Et quand je descends je suis épuisé, j’arrive seulement à faire mes prières, à diner et me coucher» dit-il.

Il faut noter que dans cette situation certains ont une bonne organisation pour s’en sortir :

«Je passe la journée à la fac afin de me concentrer le maximum après mes heures de cours » confit-il.

D’autres qui font la navette n’y trouvent pas d’inconvénients puisqu’ils n’ont pas l’opportunité d’avoir un logement à l’université. Mais certaines circonstances les gênent. «Je quitte Guédiawaye et je peux passer 2h en route avant d’arriver à l’ucad. Je prends le bus 48 et il roule tout doucement. Quand on est déjà en retard on se précipite pour réduire ce retard, donc quand on arrive au cours forcément on est perturbé, et ça prend du temps pour trouver une concentration » affirme Solange Gomez avant d’ajouter « pour la descente aussi c’est pareil on est coincé entre les embouteillages, de ce fait quand tu arrives tu ne peux plus rien faire alors qu’il y a d’autres choses importantes qui t’attendent ».

La plupart des étudiants qui rencontrent des difficultés pour rallier l’Ucad essaient d’être positifs en palliant à toutes les difficultés. C’est le cas de Fatou Bintou, une nouvelle bachelière qui précise :

« Je me lève chaque jour à 5h du matin pour venir faire cours à 8h, je fais la queue pour prendre le bus 38, parfois je suis en retard mais je fais des efforts pour que ça ne se répercute pas sur mes études» rassure-t-elle.

Malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés, les étudiants semblent armés de courage. Ils sont prêts à gravir les échelons pour réussir dans leurs études. Mais ils souhaitent quand même une amélioration de leurs conditions de vie et d’apprentissage pour accroître leurs potentiels de succès.