Ce Jeudi 17 septembre matin, un membre du Régiment pour la Sécurité Présidentielle a annoncé à la télévision burkinabè la démission de Michel Kafando. En plus de cette démission du président par intérim, le dit militaire annonce la dissolution du gouvernement et par la même du Parlement de transition.

Selon le militaire, c’est désormais un Conseil (Militaire) National pour la Démocratie qui présidera aux destinées du pays. Ce, jusqu’à l’organisation d’élections libres et transparentes. Le Lieutenant-colonel Mamadou Bamba serait le militaire qui a intervenu à la télévision au nom de l’Armée. Le CND dit tenir des consultations pour l’organisation d’élections libres et transparentes.

Motif annoncé
Le CND invoque l’article du code électoral qui écarte du processus électoral tous les politiques qui ont soutenu la modification de l’article 35 de constitution, sous Blaise Compaoré. En effet, de nombreux compagnons de l’ancien président Compaoré ont été déclaré inéligibles. Parmi eux, figure un certain Général Djibril Bassolé, dernier chef de la Diplomatie et homme de confiance de Compaoré.

Motif inavoué
Le RSP s’est à plusieurs reprises invité dans la chose politique. Il a d’ailleurs à trois reprises occupé des bâtiments et appelé à la démission du premier ministre Yacoub Izaac Zida. La quatrième irruption est celle du coup d’Etat. Certains y voient la main de l’ancien président Compaoré.
Des manifestions en vue
Cheriff SY, Président du Conseil Transition appel les forces vives burkinabè à sortir massivement pour contrer ce coup d’Etat. Le Balai Citoyen a lui aussi, prévu depuis hier mercredi de battre le macadam dans les rues d’Ouagadougou.

Le timing
Pour rappel, les membres du RSP ont fait irruption au palais présidentiel et pris en otage le président, son premier ministre et quelques membres du gouvernement. Ce putsch intervient à trois semaines de la fin de la période de transition. Les burkinabè devaient élire leur président en octobre prochain.

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