
La tutelle met en demeure 34 établissements privés d’enseignement supérieur
La reconnaissance d’un établissement et les autorisations de délivrer des diplômes sont au cœur d’un différend entre les autorités chargées de l’enseignement supérieur et des établissements privés au Sénégal. Le 2 octobre 2026, la Direction générale de l’enseignement supérieur a publié une liste de 34 établissements qu’elle considère comme non reconnus. L’un d’eux, l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (ISEG), conteste cette mise en cause.
La tutelle demande l’arrêt des activités liées au système LMD
Dans un article publié le 5 octobre 2026, *Le Soleil* rapporte les déclarations de Benoît Tine, directeur de l’enseignement supérieur privé. Selon lui, les 34 établissements visés ont reçu des mises en demeure leur demandant de cesser toute activité liée au système Licence-Master-Doctorat (LMD) et de se rapprocher des services compétents.
Le responsable affirme que ces structures ne disposent pas d’un agrément provisoire en cours de validité ou d’une habilitation institutionnelle à délivrer des diplômes. Il appelle les parents à la prudence et indique que les étudiants en fin de cycle dans ces établissements ne pourraient pas faire valoir leur formation auprès de l’État. Ces éléments correspondent à la position de la tutelle, telle que rapportée par le journal.
L’ISEG conteste les accusations
Cité parmi les établissements concernés, l’ISEG affirme disposer des éléments juridiques nécessaires à la poursuite de ses activités. Dans un communiqué rapporté par *Le Soleil*, l’institut dit avoir obtenu un agrément définitif en 1996 et des agréments provisoires pour ses campus. Il affirme également disposer d’une habilitation de l’ANAQ-Sup pour sa formation à distance.
L’établissement ajoute que plusieurs de ses licences et masters ont bénéficié d’agréments ou d’accréditations du CAMES jusqu’à la période 2020-2021. Il conteste formellement les accusations et annonce des procédures judiciaires. Ces déclarations exposent la position de l’ISEG, mais ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’issue du différend.
Des situations administratives à clarifier
Les déclarations rapportées mettent en avant plusieurs types de documents : agréments, habilitation institutionnelle et reconnaissance de formations. La tutelle et l’ISEG invoquent ces éléments pour défendre des positions opposées sur la situation de l’établissement.
Pour les étudiants et leurs familles, le différend souligne l’importance de vérifier les informations concernant l’établissement et les formations suivies. La Direction de l’enseignement supérieur privé indique, pour sa part, que ses services travaillent avec les acteurs du secteur et que les établissements reconnus peuvent être accompagnés.
L’article du *Soleil* rapporte que Benoît Tine évaluait à 333 le nombre d’établissements privés d’enseignement supérieur au Sénégal. Il situe ce chiffre « au 31 septembre 2026 », une date inexistante. Ce repère temporel est donc incohérent et ne peut être repris comme une date valide.
Références : lesoleil.sn · lesoleil.sn · dev.seneweb.com


