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Enseignement supérieur : le MESRI dément l’existence d’une « liste noire » des établissements privés

MESRI : des communiqués contradictoires sur les établissements privés

Les 2 et 5 octobre, deux communications du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ont soulevé des questions sur la validation et la diffusion des informations concernant les établissements privés. Au cœur de l’affaire : une liste présentée comme recensant des établissements non reconnus, puis une explication de l’administration sur la circulation de ce document.

Le 5 octobre, la Direction générale de l’Enseignement supérieur a indiqué que la liste diffusée deux jours plus tôt avait circulé en dehors des circuits officiels de validation. Cette précision situe le problème dans le fonctionnement de la communication administrative : comment un document portant sur le statut d’établissements a-t-il été transmis et rendu public avant validation ?

Une clarification attendue sur la procédure

La diffusion d’une liste de ce type peut avoir des conséquences pour les établissements concernés et pour les personnes qui s’interrogent sur la reconnaissance de leurs formations. La question ne porte donc pas seulement sur le contenu du document, mais aussi sur les étapes qui précèdent une communication officielle : vérification des informations, validation par les services compétents et identification de l’autorité qui autorise sa publication.

Le MESRI a expliqué que le document avait circulé hors de ces circuits. Les éléments disponibles ne précisent toutefois ni les circonstances de sa diffusion ni les responsabilités individuelles ou administratives éventuelles. Ils ne permettent pas non plus de déterminer quelles vérifications ont été menées après la publication des deux communications.

Le SUDES/ESR demande des éclaircissements

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal de l’enseignement supérieur et de la recherche (SUDES/ESR) a demandé des éclaircissements et une clarification des responsabilités. Ces demandes relèvent de la position du syndicat ; elles ne constituent pas, à elles seules, la preuve d’une faute ou d’un manquement établi.

Pour les établissements privés, les étudiants et les familles, une information cohérente est essentielle. Lorsqu’un document officiel ou présenté comme tel est contesté, les autorités doivent préciser ce qui est confirmé, ce qui ne l’est pas et quelle procédure s’applique. Une communication claire permet d’éviter que des listes diffusées sans validation soient prises pour des décisions définitives.

Les suites de l’affaire dépendront des clarifications apportées par le ministère et des éléments rendus publics sur la procédure de validation. À ce stade, les informations disponibles établissent la diffusion de la liste, l’explication donnée par la Direction générale de l’Enseignement supérieur et les demandes du SUDES/ESR, sans trancher les questions de responsabilité.

Références : emedia.sn · terangatimesn.com