Vente de migrants africains en Libye
La diffusion, la semaine dernière, par la chaîne de télévision américaine CNN d’un documentaire choc qui a démontré l’existence d’un marché aux esclaves près de Tripoli, en Libye, a provoqué l’indignation mondiale.
Des personnalités politiques ou issues de la société civile, mais aussi des footballeurs et des artistes célèbres ont vivement dénoncé la vente de migrants africains dans ce pays. Lors d’une conférence de presse, le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Pr Ibrahima Thioub, a vigoureusement condamné ce que la communauté internationale qualifie de crime contre l’humanité. « C’est un phénomène de longue durée et les phénomènes de longue durée ne se règlent pas par le temps court du journalisme mais plutôt par le temps long de la culture. Celle-ci nécessite des prises de position politique, de la diplomatie, de l’éducation mais surtout de la recherche pour comprendre ce phénomène qui, depuis le VIIe siècle, impacte douloureusement et négativement les sociétés africaines parce que nous prenant l’essentiel des forces vives de notre continent », explique l’historien devant les journalistes. Pour Pr Thioub, il y a nécessité de conduire des recherches de fond pour pouvoir expliquer le phénomène et s’attaquer à ses causes réelles pour pouvoir lui apporter une solution. « Cette situation nous indique que nous avons encore de longues luttes à mener. L’un des pôles de cette lutte, c’est la recherche et l’éducation. Donc, l’université est très concernée par cet événement qui nous indigne en tant que citoyen et en tant simple humain », dit-il.

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