Université de Douala
Ces enseignants du département de Communication de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Douala, revendiquent quatre ans d’arriérés de salaire.

L’Université de Douala est encore secouée par une autre tension sociale. Après la grève des enseignants qui revendiquaient les meilleures conditions de travail et un environnement de travail approprié, suspendue le 27 novembre dernier, le recteur de cette institution publique d’enseignement supérieur, le Pr François-Xavier Etoa, doit  faire face, cette fois-ci  à une revendication des  enseignants vacataires.

En  effet, les éducateurs vacataires académiques et professionnels qui dispensent les cours en master professionnel en Communication évènementielle et publicité, revendiquent  quatre années de salaires impayés. « Depuis quatre ans, nous ne sommes pas payés sans toutefois comprendre les raisons. On nous dit que les caisses sont vides, pourtant, pendant toutes ces années les étudiants payent normalement leurs frais de scolarité », explique un enseignant sous anonymat.

Ce personnel,  constitué de 30% de vacataires  académiques et de 70% de professionnels, manifestent leur mécontentement en séchant les cours et  n’attendent pas y revenir si l’Université n’apporte pas de solutions  concrètes à leur doléance. Un malaise qui perturbe la formation des étudiants, à quelques jours des examens.  A en croire ces éducateurs, qui pensent que  les fonds ont été distraits, aucune explication de l’administration n’a été fournie à ce sujet. Selon le chef de département, Pr Thomas Atenga, « le payement des enseignants ne relève pas du département. Le département est chargé de recruter les enseignants et de les mettre à la disposition du doyen. »  Cette situation,  traduit une fois de plus, le mal-être des acteurs du secteur de l’éducation au Cameroun d’une manière générale, et particulièrement dans l’enseignement supérieur  où les enseignants revendiquent constamment les meilleures conditions de travail.

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