UCAD la communauté estudiantine peulh

Six ans qu’elle existe, 6 ans qu’elle fait la promotion de la culture peulh. Cette année encore, l’association Dental Ucad n’a pas dérogé à la règle en voulant magnifier la beauté de la culture peulh, à travers les journées culturelles qu’elle organise au­jourd’hui et demain à l’Uni­versité Cheikh Anta Diop de Dakar et au Cices.

Ibrahima Sy, chargé des relations extérieures de l’association, annonce le programme des 48h culturelles de Dental Ucad. «Au sein de l’Ucad, il y aura ce jeudi (aujourd’hui) des expositions, des échanges et des défilés. L’activité externe vendredi (demain), c’est la nuit culturelle qu’on fait chaque année au Cices».

Cette nuit culturelle animée par Baba Maal, se faisait habituellement sur invitation simple. Mais cette année différemment des années précédentes, il y a une innovation de taille. Sensible à la situation des étudiants à l’université, Dental Ucad a introduit un volet social. «La plupart des étudiants de la communauté peulh vivent dans la banlieue.L’accès à l’université est donc difficile pour ces derniers encore fils de paysan et ne disposant pas d’assez de mo­yens. Quand on évoque la vie estudiantine, on sous-entend souvent des problèmes de logements, de restauration, de transport.

La question du logement est un véritable casse-tête pour les étudiants. C’est pour cela que l’association a décidé de leur venir en aide. Ce problème nous tenait vraiment à cœur. Nous souhaitons depuis longtemps des logements sociaux pour les étudiants, mais nous n’y arrivons pas faute de moyens. Quand nous en avons parlé à Baba Maal, il nous a dit qu’il disposait de sa voix. Les entrées de son concert sont fixées à 3 000 francs en prévente et à 5 000 francs le jour J. Les recettes serviront à créer des logements sociaux pour abriter des étudiants», soutient Ibrahi­ma Sy.
Outre ce volet social, ces journées culturelles renferment aussi un volet pédagogique et sensibilisateur. Placées sous le parrainage du Docteur Djibril Diallo  d’Onu­sida, ces 48h serviront de cadre pour aborder le thème du Sida. «C’est une maladie qui fait ravage. Nous ne disons pas que nous sommes les plus infectés mais les plus exposés. Oui parce que le peulh est un eternel voyageur et nous voulons donc attirer l’attention de nos parents qui sont tout le temps en train de voyager et les sensibiliser par rapport aux méfaits de cette maladie». L’enseignement supérieur sera également au menu des débats qui seront animés par le directeur de l’Enseignement supérieur Chérif Daha Bâ et le journaliste Hamet Amadou Ly. Ces journées sont parties pour être un véritable plateau d’expression et les étudiants peulh attendent massivement les gens. «Il ne sert à rien de s’enfermer et de festoyer entre étudiants !», dira M. Sy.