les droits humains/Entretien avec le Professeur Ibrahima Thiaw du LAIC/EDJPEG/Logiciel qui décomplexe l’enseignement des mathématiques

UCAD Certains étudiants particulièrement les débutants trouvent des difficultés à d’adapter aux différentes conditions de vie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Si ce ne sont pas les amphithéâtres, ce sont les restaurants ou les logements qui présentent des conditions défavorables pour l’étudiant de l’UCAD .

S’adapter à l’environnement de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) n’est pas chose facile pour les étudiants surtout pour les nouveaux bacheliers. Du calvaire des amphis à la promiscuité des chambres du campus social en passant par le menu fâcheux des restaurants, les étudiants trouvent toujours des choses à fustiger. Souvent les premiers pas à l’université en tant qu’étudiant est synonyme de déception particulièrement à cause des conditions défavorables surtout dans les amphithéâtres bondés de monde.

Justement ces amphithéâtres qui sont presque les premiers lieux que découvre le nouveau bachelier ne semblent guère nullement accueillants. Salle bondée, trop de bruit, pas assez de place…, c’est le constat fait par K T. Sow, étudiante en licence 1 à la faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP).

« J’ai fait mon premier cours à l’amphi B. Je suis restée à peine 40 mn et je suis partie. C’est parce qu’il y avait trop de bruit, j’étais débout et je ne pouvais pas écrire sur cette position. La salle était pleine à tel point que je n’avais même pas où déposer mon sac et je ne comprenais pas non plus ce que disait le prof, or parfois la lampe s’éteignait » a-t-elle expliqué.

Assise tranquillement avec sa copine dans les jardins aménagés du campus social, Nd. S. Cissé se déclare s’être étonnée quand elle a du faire son premier cours à la FSJP. Elle se confie :

« Je ne pouvais pas accéder à la salle, il y avait trop de monde et je suis rentrée. J’étais étonnée car je n’étais pas habituée à cet environnement ».

Découragés, certains le sont mais ils restent aussi obligés de faire face à la situation pour trouver une adaptation qui peut mûrir l’espoir de réussir à l’Université. Après les amphis et leur lancinant encombrement, d’autres étapes sont à braver. Ce sont notamment les restaurants et logements pour ceux qui habitent au sein même l’université. C’est le cas de S. Diop qui raconte sa première aventure dans un resto de l’Ucad :

« Ils avaient préparé du riz à la viande mais c’était vraiment désastreux. J’ai mis beaucoup de temps dans une queue pour acheter un ticket, et encore une autre queue pour pouvoir manger. J’avais tellement faim mais quand je suis entrée on m’a servi un plat qui n’était même pas mangeable. J’étais énervée et j’ai Boudé. mais je suis revenue quelques jours après car je me suis dit qu’il fallait que je fasse avec ».

Faire avec la vie au campus, certains n’y arrivent pas au point de parcourir du chemin ou être retardés par les embouteillages tout simplement pour ne pas loger à l’Ucad. Toutefois, malgré un début difficile d’autres parviennent à s’adapter au milieu. C’est le cas de Seydou, étudiant en Master à la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg).

« C’est quand je faisais la deuxième année que j’étais logé pour la première fois. Au début ce n’était pas facile car on était huit dans la chambre. Certains y avaient amené leurs amis, or quand on avait envie de dormir on était tout le temps dérangé par quelqu’un qui avait envie de faire autre chose » révèle-t-il.

Pour lui « s’accoutumer à cette vie n’est pas chose ordinaire mais il a fallu faire des efforts et surtout avoir une bonne organisation pour être à la hauteur ».

Il faut dire que malgré tous les tracas, les étudiants essaient de joindre les deux bouts pour réussir. Néanmoins, ils exhortent les autorités du secteur de l’enseignement supérieur à faire de nouveaux pas dans l’optique d’améliorer leurs conditions dans ces espaces où ils sont pour le moment tenus de passer le plus clair de leur temps.