ubérisation des universités

Le Journal Universitaire partage avec vous cet article qui revient sur la tendance vers ubérisation des universités.

La menace «Uber» n’intervient pas que dans l’industrie du taxi, elle guette également les universités.

Devenues de lourdes machines bureaucratiques qui évoluent dans un cadre rigide et surréglementé, les universités font face à une concurrence. L’accès au savoir universitaire est lui aussi transformé par l’essor du numérique, où l’offre de formation passe par de nouvelles plateformes.

Heureusement, on ne choisit pas un programme de formation aussi légèrement qu’un transport.

Mais si l’université ne réagit pas à la perte de valeur des diplômes qui y sont décernés, elle pourrait affronter une tempête aussi puissante que celle qui frappe les chauffeurs de taxi.

Enflure chez les hauts dirigeants

La gouvernance universitaire voit augmenter disproportionnellement sa masse salariale. La faute est mise sur le dos de l’acharnement gouvernemental à exiger de plus en plus de rapports qui ne sont même pas lus.

La recherche et l’enseignement en souffrent.

Les étudiants peuvent maintenant accéder aux contenus de formation autrement qu’en écoutant les monologues dans des auditoriums qui débordent.

Ils se demandent pourquoi ils continueraient de payer de plus en plus cher pour des connaissances qui se trouvent ailleurs sur des plateformes accessibles au moment où ils le souhaitent.

Les emplois du futur

Tant que des professionnels ont l’obligation de s’asseoir sur un diplôme universitaire pour avancer, les universités semblent protégées.

Mais dans un monde où «65 % des enfants qui entrent en maternelle exerceront des métiers qui n’existent pas aujourd’hui*», la tendance est loin de favoriser ceux qui «jouent fessier».

Plusieurs usagers ont décidé de se passer du taximètre. Les universités doivent se remettre en question avant que les étudiants décident qu’ils peuvent se passer des maîtres.

* Extrait du discours de Christian Roy, dg du cégep Gérald-Godin, au Forum stratégique sur les compétences du futur de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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