Suppression de la gratuité de l’inscription dans les universités

Tombée sur la tête des étudiants comme un coup de massue , la décision de rendre payante l’inscription dans les universités publiques ne connait véritablement plus d’avancée. Elle semble visiblement ne plus fait l’actualité du côté des autorités ministérielles, alors que les inscriptions démarrent déjà ce lundi 13 novembre 2017.

En effet , après avoir annoncé cette nouvelle au détour du lancement solennelle de la rentrée universitaire, la ministre Odile Attanosso a pu constater les vives protestations des étudiants qui n’entendent pas payer un seul franc. Ils estiment que la gratuité de l’inscription est un droit acquis sous le régime Yayi, et il n’est pas question de l’annuler par de simples propos. Les trois organisations estudiantines se sont mises dans une stratégie pacifique pour confondre le ministère pour le ramener sur sa décision. Des séances de sensibilisation ont été animées dans les amphithéâtres pour amener les étudiants à ne pas adhérer à cette décision qu’ils jugent ” anti-social ”. Beaucoup d’autres arguments sont également développés pour contrer la reforme.

Le ministère face à cette réaction des étudiants est rentré dans un mutisme qui n’a pas trop facilité les choses. Les occasions de discussions entre les cadres du ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et les responsables étudiants n’ont véritablement pas fait bouger les choses.

Jusqu’en ce moment , aucun acte officiel n’a été pris pour confirmer le payement de 25000, 50000, 75000 pour les inscriptions selon que l’étudiant soit en cycle 1,2 ou 3. Lors de son passage sur une émission radiophonique , la ministre a affirmé que l’application de cette décision n’est pas automatique. Mieux, elle ajoute qu’elle fait toujours objet de débat, ce qui sous entend que rien n’a encore été retenu. Si c’est le cas , pourquoi avoir donc annoncé cela ? Tout porte à croire qu’il s’agit d’un ballon d’essai , qui est resté en suspend dans le ciel universitaire.

La Confusion s’installe entre ministère et rectorats….
Sur l’origine de cette réforme , qui risque de balancer les universités publiques dans une crise , les rectorats et le ministère s’accusent et se livrent aux étudiants. Les rectorats disent que c’est une réforme ministérielle qu’ils ont le devoir d’accompagner. Et d’ailleurs , pour eux il n’est pas question que la gratuité continue au vue des défis financiers qui s’imposent à eux. Du côté du ministère , on défend que l’initiative de cette réforme émane exclusivement des rectorats. De toutes les façons , il parait évident que des deux côtés , on souhaite mettre une croix sur la gratuité de l’inscription.

Ce qui inquiète aujourd’hui, c’est la position finale du ministère qui est restée inconnue. Face à ce constat , les étudiants même étant campés sur leur position , devraient assurer leurs arrières pour ne pas être surpris. A l’étape actuelle de la situation, c’est la fiche de préinscription qui pourra situer les uns et les autres sur le payement ou non de l’inscription.

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