Ressources en énergie

Avec son Atlas des ressources en énergie en Afrique, la Banque africaine de développement veut d’abord résoudre le problème des sources d’information.

Les cartes, les images, les données : tout est là, dans l’Atlas des ressources en énergie de l’Afrique. 340 pages coordonnés par la Banque africaine de développement, l’ONU-Environnement et le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (FEDA) pour mieux expliquer l’état de la consommation énergétique du continent africain. En fait, jusqu’à présent, ce type d’information n’était pas facilement disponible en un seul endroit. Et le premier constat est assez unanime : la consommation énergétique de l’Afrique est la plus faible de tous les continents et demeure inchangée depuis l’an 2000. On estime que l’on aura besoin de 43 à 55 milliards dollars par an jusqu’en 2030-2040, contre des investissements énergétiques de l’ordre de 8 à 9,2 milliards de dollars actuellement.

Les constats

Selon le rapport, l’Afrique, qui concentre 16 % de la population mondiale, a une consommation énergétique d’environ 3,3 % de l’énergie primaire dans le monde. Mais l’objectif de ce nouveau rapport est surtout de montrer « que des investissements dans les infrastructures en énergies renouvelables peuvent stimuler le développement économique de l’Afrique et la rapprocher de la réalisation des Objectifs de développement durable », a déclaré la directrice et représentante régionale du Bureau Afrique d’ONU Environnement, Juliette Baiao Koudenoukpo. En effet, le constat a été dressé par beaucoup d’acteurs institutionnels, la production énergétique actuelle en Afrique ne répond pas à la demande du marché. Et le rapport de prévenir que si l’Afrique maintient cette cadence de consommation, elle n’atteindra pas l’objectif de l’accès à l’énergie pour tous avant 2080.

De fait, le saviez-vous ? Environ un tiers de la population africaine n’a toujours pas accès à l’électricité et 53 % de la population dépend de la biomasse pour la cuisine, le chauffage et le séchage. L’énergie nécessaire à deux utilisations d’une bouilloire électrique par une famille britannique correspond à plus de cinq fois l’électricité consommée par un Malien en une année !

De toutes les sources énergétiques, l’Afrique consomme principalement du pétrole, qui représente environ 42 % de sa consommation énergétique totale, suivi par le gaz, le charbon, l’hydroélectricité, les énergies renouvelables et le nucléaire.

Sur le continent, l’Afrique du Sud est le septième producteur de charbon le plus important au monde et représente 94 % de la production africaine de charbon.

Mais l’une des données les plus intéressantes pour l’avenir du continent, ce sont les ressources en énergies renouvelables de l’Afrique. Elles sont diverses mais inégalement réparties et énormes en quantité.

L’Atlas, un outil de planification pour les dirigeants

En plus des constats, l’Atlas présente aussi ses solutions, et il pourrait devenir un important guide d’orientation politique pour les gouvernements africains qui s’efforcent de stimuler leur développement national en utilisant leurs ressources énergétiques. « Cet atlas contribuera à faciliter l’accès à l’information et aux données dans le secteur de l’énergie pour tous les acteurs, y compris la communauté des donateurs, les gouvernements africains et le secteur privé », a déclaré Amadou Hott, Vice-président de la Banque africaine de développement en charge de l’électricité, de l’énergie, du climat et de la croissance durable. Les images satellites comparatives de l’Atlas illustrent les changements positifs et négatifs qui se sont produits au fil des ans pour aider les décideurs politiques à prendre des décisions mieux informées.

 

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