occupants irréguliers des logements administratifs

Les autorités de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont procédé à une mise au point relative aux occupants irréguliers des logements administratifs de l’UCAD. C’est dans un communiqué qu’elles ont diffusé et que le Journal Universitaire partage avec vous.

Un organe de presse s’est récemment fait l’écho de la procédure d’expulsion entamée par le Rectorat de l’UCAD à l’encontre de quelques collègues retraités occupant encore irrégulièrement des logements de l’UCAD. Les collègues concernés ont été sommés, par exploit d’huissier, de libérer les logements administratifs de l’Université qu’ils ont occupés jusqu’à leur admission à la retraite.

Selon l’organe concerné, le Recteur s’acharnerait contre ces collègues retraités ; mieux, en les assignant devant la justice, il viserait à les mettre à la rue.

Considérant le caractère social et donc sensible de la question, le respect que l’on doit à tous nos collègues, en particulier à nos collègues retraités pour les services rendus à l’institution, le Rectorat, le Recteur et l’administration de l’Université voudraient rétablir la vérité des faits dans leur substance à travers les observations suivantes :

1. L’affectation, l’occupation et la récupération des logements des personnels de l’université sont régis, au même titre que ceux du patrimoine bâti de l’Etat, par des conditions, des critères de sélection et des procédures connus de tous ;

2. Des commissions de distribution des logements sont mises en place chaque année avec la participation de représentants des établissements, des syndicats et organisations de défense des travailleurs ;

3. Tout agent admis à faire valoir ses droits à la retraite doit libérer le logement qu’il occupait au titre de sa fonction d’enseignant chercheur. L’université lui accorde, à sa demande, un délai d’au moins six (06) mois pour céder la place à d’autres demandeurs ;

4. Des sommations d’huissier après maints rappels et médiations ont donc été servis à des enseignants qui occupent encore aujourd’hui des logements (neuf ans après leur départ à la retraite pour certains) et qui plus d’une fois, oralement devant témoin ou par écrit, se sont engagés à libérer les locaux à une date fixée à leur propre convenance et qu’ils n’ont  pas respectée, violant ainsi et leur parole et leur engagement ;

5. De jeunes enseignants et chercheurs inscrits sur de longues listes d’attente espèrent, de report en report, pouvoir accéder au privilège dont ont ainsi bénéficié naguère leurs aînés.

Le Rectorat vise  à travers cette procédure contentieuse, à mettre un terme à une situation d’illégalité tout en prenant en compte les recours dument justifiés, dans le respect des textes réglementaires.

L’enjeu, pour l’Institution, consiste à conforter une gestion transparente du patrimoine fondée sur des principes d’autonomie certes, mais aussi et surtout de cohérence et d’objectivité sans lesquels, elle  serait astreinte de rendre compte devant les organes de contrôle de l’Etat.

En conséquence, le Rectorat ne doute point que la communauté ne saurait se laisser distraire par des commentaires de presse dans ce dossier que l’administration  continue de gérer en toute sérénité, déterminée qu’elle est à faire prévaloir les règles administratives en matière de logement des personnels de l’université.

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