Modernisation des administrations publiques en Afrique de l'Ouest

Les pays d’Afrique de l’Ouest se lancent depuis années dans une vaste modernisation des administrations publiques. Dans la foulée de l’économie digitale les projets d’e-administration fleurissent. Le but étant à la fois de faciliter la vie des citoyens et des entreprises et de développer le secteur des nouvelles technologies.

Le grand bond numérique de l’Afrique concerne les administrations publiques. Les pays en sont de plus en plus convaincus, et l’Afrique de l’Ouest qui avait accusé un certain retard sur l’Est du continent est en train de rattraper le temps perdu.

André Apété est le directeur de cabinet du ministre ivoirien de l’Economie numérique : « C’est l’un des enjeux clef du développement dans la mesure où ça fédère trois composantes que sont l’administration, les entreprises et les citoyens. »

L’e-administration c’est du concret. Les bureaucraties lourdes, pesantes et coûteuses sont en voie de disparition. Les premiers bénéficiaires en sont les entreprises.

André Apété  : « Aujourd’hui on crée une entreprise en deux jours, là où mettait un mois pour le faire. Mais c’est le numérique qui permet cela. Donc aujourd’hui une entreprise qui arrive en Côte d’Ivoire à un environnement qui lui permet de travailler comme si elle n’avait jamais quitté l’Europe. »

Comme la Côte d’Ivoire, le Bénin est en train de lancer son portail pour les entreprises. Et au-delà de la fluidité des démarches, il s’agit aussi de rendre plus efficace le recouvrement des impôts.

Serge Adjovi est le directeur de l’Agence du Numérique du Bénin :
« Les infrastructures qui seront mises en place vont permettre assurément aux entreprises d’être plus efficaces, de trouver les informations plus facilement et de pouvoir s’enregistrer plus facilement aussi, de pouvoir payer leurs impôts plus facilement et à ce titre nous mettons une plateforme nationale de paiement électronique qui va rassembler, fédérer et créer l’interopérabilité de l’ensemble des paiements que nous souhaitons au niveau du Bénin. »

Le citoyen n’est pas oublié. Dès 2018 l’administration béninoise disposera d’une base de données numérique de sa population, ce qui facilitera la délivrance des actes administratifs.

Serge Adjovi : « L’état civil va pouvoir s’appuyer sur cette base d’identification de manière à être numérisé, à ce que les actes de naissance, les actes civils puissent être obtenus de manière électronique, rapide, moins chère pour les populations qui n’auront plus à se déplacer, etc. »

Cette vaste modernisation pose question chez les fonctionnaires car elle devrait à terme permettre aux différents gouvernements de réduire le nombre de postes ou de les redéployer vers d’autres services de l’Etat.

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