Suite à l’atelier consacré à la validation de son offre de formation, l’Institut de la Gouvernance Territoriale (IGT) peut démarrer ses activités. C’est désormais imminent dans la mesure où la cérémonie de lancement officiel de cet Institut a eu lieu ce jeudi 12 janvier 2017 à l’UCAD 2, précisément à l’amphithéâtre de l’Institut Confucius. Après un premier article de reportage photos relatif à cet atelier de lancement, nous vous présentons les moments forts de cette rencontre qui restera gravé dans les annales de l’Institut de la Gouvernance Territoriale.

Une cérémonie sous le sceau de l’excellence

C’est le Professeur Mbaye, maitre de cérémonie à l’occasion, qui a ouvert la rencontre. Après avoir évoqué le sens d’une telle organisation, il a précisé qu’il s’agit avant tout de donner au public une compréhension claire des objectifs, des missions et des modes d’action de l’Institut de la Gouvernance Territoriale qui vient d’être lancé. A sa suite, le discours du Professeur Aminata Niang Diène, Directrice de l’Institut de la Gouvernance Territoriale, a rappelé la mission de l’université de Dakar qui se doit aujourd’hui d’entreprendre la diversification de son offre de formation et d’accompagner l’Etat et ses partenaires dans leurs actions de tous les jours. Selon elle, il s’agit aussi d’un apport aux pouvoirs publics engagés dans l’acte 3 de la décentralisation destiné à renforcer l’action territoriale. Ces différentes dynamiques exigent que les collectivités locales disposent de ressources humaines qualifiées et l’IGT va justement répondre à ce besoin. À ce titre, l’institut se fixe pour mission de ;

  • former des spécialistes dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la décentralisation et du développement local ;
  • renforcer les compétences des agents des collectivités locales et autres organismes intervenants dans le développement territorial ;
  • apporter une assistance scientifique et technique aux institutions nationales et sous régionales.

A l’évidence, la réussite d’une telle mission passe par la construction d’un véritable partenariat avec les collectivités locales et la mise en œuvre d’un système pédagogique pertinent. La Directrice de la l’IGT s’est aussi adressée aux étudiants en leur donnant l’assurance d’une formation de qualité, hautement qualifiante, et en les exhortant à des vertus relatives au travail, au leadership et à l’équité. Madame la Directrice a clôturé son discours par des remerciements nourris à l’endroit des autorités de l’université et des collaborateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour que l’IGT voit le jour.

On reviendra de la présentation faite par le Professeur Souleymane Dia, Directeur des études de l’IGT, que cet institut s’ouvre à un public très diversifié. Des étudiants aux personnels des collections locales, c’est un ensemble divers d’acteurs qui sont visés. Si cela est possible, c’est grâce au fait que l’IGT présente à la fois des offres de formation initiale, continue et à la carte. À ces formations professionnalisantes s’ajoutent des stages pratiques de moyennes et longues durées, avec des projets tutorés de fin d’études. Un tel dispositif constitue, selon le Professeur Dia, une passerelle forte entre le monde de l’université et celui des professionnels.

L’Institut de la Gouvernance Territoriale, un outil pertinent au service des collectivités locales

L’Institut de la Gouvernance Territoriale, dès son ouverture, va sans doute constituer un outil de très grande pertinence pour les collectivités locales. C’est le Président de l’Union des Associations d’Elus Locaux, Monsieur Adama Diouf, qui l’affirme. Dès l’entame de son propos, M. Diouf s’est réjoui de voir l’Université s’ouvrir résolument aux préoccupations des territoires. Cela est d’autant plus important que l’Institut de la Gouvernance Territoriale répond à la fois à un besoin des universités en termes de formation et des collectivités locales en termes de ressources humaines capables de s’occuper des exigences inhérentes à leurs missions. Le rapprochement entre l’UCAD et l’UAEL commence fortement avec l’IGT qui permettra de gagner la bataille du développement sur la base de la valorisation des jeunes diplômés. Cette vision s’inscrit dans la logique d’un dialogue fécond entre les universités et le monde du travail, notamment celui des collectivités locales. Cela permet aussi aux étudiants de trouver des débouchés aussitôt à la fin de leur formation. Les élus restent en tout cas attentifs et disponibles pour participer à la promotion de structures comme l’IGT qui est phase avec les missions dédiées aux élus locaux. Pour terminer, le Président de l’UAEL a lancé une réflexion qui apparait à la fois comme un vœu et un espoir. Il s’agit de voir l’IGT se positionner tel un creuset de certification et de labellisation des formations dispensés au Sénégal.

Le Directeur général de l’ENA, Monsieur Cheikh Awa Balla Fall, ne s’est pas éloigné de la conception générale qui s’est dégagée des précédentes allocutions. En plus de remercier les acteurs en présence, il a exprimé sa satisfaction de voir cet IGT se mettre en place. Cet Institut est, selon lui, une réponse pertinente et adaptée au contexte actuel des politiques publiques au Sénégal. Il invite alors, à ce titre, à préserver le partenariat entre l’Etat et les partenaires impliqués dans le processus. Il existe d’ailleurs, expliqua-t-til, deux voire trois mots-clés qu’il conviendra de garder à l’esprit. Il s’agit, tel que la Directrice l’avait rappelé, de coproduction, de partenariat et de contractualisation. Des mots qui réfèrent au dialogue qui doit demeurer fécond entre les différentes parties prenantes autour de l’IGT. Cela est d’autant plus important que la rencontre entre l’Etat central et les acteurs de terrain a toujours été au centre des stratégies de développement.

Au nom de Madame Aminata Tall, Monsieur Macoumba Coumé a rappelé leur contexte de mise en place de l’IGT et la démarche inclusive qui a présidé à sa création. Selon, le statut de l’IGT qui est un institut d’université et non un institut de faculté constitue un atout non négligeable. C’est un facteur important qui pousse le CESE à rester disposé à la collaboration avec cet établissement.

Tout comme les personnalités qui ont pris la parole avant lui, Maître Ousmane Sèye, Vice-président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), a aussi exprimé sa satisfaction, rappelant en même temps la simultanéité de la création de l’IGT et du HCCT. Selon lui, l’IGT partage des axes de similarité avec les missions du HCCT qui est censé produire des avis et des rapports de qualité sur la mise en œuvre des politiques publiques. À ce titre, Monsieur Sèye a rappelé tout un ensemble de problèmes liés à la décentralisation et que l’IGT pourrait prendre en charge aussi bien dans ses réflexions que dans la formation des cadres chargés de réaliser la mission des institutions.

Viatique d’exemplarité et code d’honneur pour les étudiants

Ce fut finalement autour du Professeur Ibrahima Thioub, Recteur et Président de l’Assemblée de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de prendre la parole. Évidemment, c’est de manière majestueuse qu’il le fut, en insistant notamment sur l’honneur que l’UCAD a de recevoir autant d’invités de marque. Il posa ensuite des questions brûlantes adressées à l’enseignement supérieur, comme c’est le cas des réponses à apporter à la fois aux besoins de formation et d’insertion professionnelle de tous ces jeunes diplômés compétents et soucieux de leur dignité d’hommes et de femmes. Il considère qu’il existe des niches d’emploi dans les collectivités locales mais qu’il convient de réfléchir, au préalable, sur les défis de formation permettant de les exploiter. Pour y parvenir, l’ensemble des compétences de l’UCAD et de ses partenaires ont été mobilisées pour produire une réflexion de qualité sur les maquettes qui constituent aujourd’hui l’offre de formation de l’IGT. Désormais, il s’agira de rester dans cette logique de coproduction entre tous les acteurs du développement. Le Recteur espère, en tout cas, que l’intelligente collaboration qui a abouti à la création de l’IGT se poursuivra jusqu’à dans la délivrance de ses formations qui devront alterner expériences de terrain, métiers et innovations pédagogiques. S’adressant aux étudiants de l’IGT, M. le Recteur a invité à rester aux avant-postes des transformations sociales que l’Etat met en en œuvre à travers le PSE. Il en appelle à un comportement exemplaire dans la mesure où l’IGT devrait constituer un modèle pour guider la démarche de création des autres Instituts envisagés. Il appelle enfin les étudiants à exercer tous leurs droits en bons citoyens, mais en veillant toujours à rester dans le cadre des lois et règlements qui régissent l’Université. Cela est gage de succès mais aussi d’intégration professionnelle d’autant plus qu’aucun employeur ne souhaiterait recruter des diplômés de mauvaise réputation. L’idée est alors de se forger un code d’honneur auquel chaque étudiant devra veiller.

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