L’étudiant falsifiait ses diplômes pour obtenir une bourse

Un étudiant de Champagne-Au-Mont-d’Or (69) avait créé de faux documents pour justifier son inscription dans un établissement éligible à une bourse du Crous. Ce dernier a fini par le démasquer.

Un jeune homme de 23 ans, résidant à quelques encablures de Lyon, dans la petite ville de Champagne-Au-Mont-d’Or, a été interpellé mardi 3 octobre au matin pour avoir tenté de berner le système de bourses de l’enseignement supérieur. Le jeune homme profitait durant l’année scolaire 2016-2017 d’une rémunération liée à l’établissement qu’il prétendait fréquenter et aux conditions qu’il avait déclarées. Problème, l’étudiant avait falsifié son document d’inscription à l’université, et le Crous, qui gère les bourses étudiantes, a fini par s’en rendre compte.

D’après Le progrès, qui relate l’affaire, le jeune homme a utilisé d’un stratagème bien huilé pour parvenir à ses fins: le nom de l’établissement privé dans lequel il était réellement inscrit -et qui ne proposait pas de système de bourse- ressemblait à s’y méprendre à celui d’un autre, public, qui permettait, lui, de faire financer ses études.

Une fraude à 3 330 euros

Le jeune homme a donc utilisé la proximité syntaxique entre les deux écoles pour prétendre pouvoir fabriquer deux certificats de scolarité et disposer d’une bourse auprès du Crous. En tout, pendant six mois l’an dernier, il a reçu six mensualités de 555.1 euros, soit 3 330 euros en tout.

Finalement, le Crous a fini par se rendre compte de cette arnaque plutôt bien ficelée. En exigeant de l’étudiant des attestations d’assiduité de la part de l’établissement dont il se prétendait élève, ce dernier a constaté que le jeune homme n’y avait jamais mis les pieds, et qu’il ne figurait pas sur la liste des inscrits.

Le quotidien régional précise aussi que le jeune homme avait reconnu les faits en garde à vue et que c’était lui-même qui avait imité la signature de son père -un temps suspecté de complicité- sur les documents. Il a finalement été laissé libre à l’issue de la garde à vue, et convoqué au tribunal en mars.