les droits humains/Entretien avec le Professeur Ibrahima Thiaw du LAIC/EDJPEG/Logiciel pour l'enseignement des mathématiques (Simula)

La situation en Gambie inquiète, les étudiants de la Casamance déplorent. Lors d’un point de presse, aujourd’hui vendredi, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au pavillon A, ils n’ont pas manqué de montrer leurs inquiétudes par rapport à la position du Sénégal, face à la Gambie, de par la position géographique des deux pays. Ils sont contre une intervention militaire, de la part du Sénégal. 

« Non à une solution militaire en Gambie« , c’est le cri de guerre des étudiants « Casaçais », lors d’un point de presse à l’Ucad. La situation en Casamance inquiète au plus haut degré. Raison pour laquelle,  ces derniers, représentés par Mamina Diedhiou, ont jugé nécessaire d’interpeller l’opinion publique sur les dangers qui guettent la Casamance, pays frontalier de la Gambie. Selon eux, une intervention militaire en Gambie, ne ferait que raviver le conflit en Casamance.

« Le défi mondial actuel reste la sécurité, la promotion de la paix et la réconciliation des peuples divisés. Aujourd’hui face à la menace de la paix mondiale, nous pensons que la situation en Gambie mérite une analyse profonde et objective. Notre pays, le Sénégal, de par sa position géographique particulière avec la Gambie est aujourd’hui interpellé et devra répondre devant l’histoire, face à l’avenir incertain qui se dessine en Gambie et qui peut toucher notre pays et plus particulièrement la partie Sud« , selon le porte-parole des étudiants.

Ainsi, face à cette situation, les étudiants de la Casamance comptent partager avec l’opinion nationale et le reste du monde, leurs inquiétudes sur les éventuelles conséquences d’une guerre en Gambie.

« Constatant l’inexistence de frontières socioculturelles entre les pays voisins de la Sénégambie, une guerre risque d’entraîner cette partie de l’Afrique de l’Ouest vers un terrible choc« , lance Mamina Diedhiou, représentant des étudiants de la Casamance.

Ils demandent ainsi aux chefs d’Etat de la Cedeao qui se réunissent demain samedi, de l’Union africaine (Ua) ainsi que la communauté internationale d’utiliser la seule et unique voie diplomatique, afin d’aider le peuple « frère de la Gambie » à sortir de cette « impasse ».

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