La carte biométrique CEDEAO

La  carte biométrique CEDEAO lancée au début du mois d’octobre par le président de la république Macky SALL, est devenue la nouvelle préoccupation de la population Sénégalaise. Cependant depuis le lancement de la carte biométrique CEDEAO les citoyens rencontrent toutes les difficultés pour entrer en possession de ce document administratif au niveau des différentes localités du territoire national.

A THIES, depuis que les inscriptions ont démarré le 3 novembre les choses ne bougent pas. Après une panne du matériel le jour du démarrage la commission administrative à repris le 5, travaillant tous les jours de 8h à 18h. Des citoyens passent la nuit à la belle étoile pour espérer figurer sur la liste des 30 à 50 personnes sélectionnées par jour.

A KOLDA, les inscriptions ont démarré depuis le 14 novembre au niveau de la préfecture. Mais le calvaire n’épargne pas les citoyens venus s’inscrire où seulement 2 personnes sont inscrite entre 8h et 13h. Les problèmes évoqués face à cette lenteur se lient à chaque fois à une défiance de la machine.

A ZIGUINCHOR, où les inscription ont démarré le 11 novembre les mêmes problèmes sont constatés. Poussant la population à étaler leurs craintes et lance un appel au président de la république et sont gouvernement à revoir le délai de 6 mois fixé et la somme de 10.000 fcfa qu’il faudra verser en cas de dépassement de cette limite.

Dans la région de SAINT-LOUIS, malgré les 3 commissions misent en place les difficultés se font toujours sentir. Ici l’enrôlement d’une personne peut prendre 5 à 10 minutes parfois plus. Les raisons de cette lenteur toujours liées aux dysfonctionnements de la machine, où pour prendre simplement l’empreinte d’un inscrit, il faudra faire plusieurs tentatives pour que la machine le prend en compte.

Ces contraintes se notent aussi  dans les régions de DIOURBEL, KAOLACK, TAMBACOUNDA, LOUGA, FATICK et dans les départements de PIKINE et GUEDIAWAYE.

Face à cette situation le directeur de l’autonomisation du fichier(DAF), Ibrahima DIALLO dans un entretien avec l’observateur a révélé le planning pour permettre aux maximaux de citoyens de s’inscrire.

“Aujourd’hui”hui n’eut été le grand magal de Touba qui a démobilisé un peu nos moyens logistiques, parce que nous y avons déployé six commissions, on aurait commencé le déploiement des commissions des sous-préfectures dans les régions centre. Parce que nous avions prévu dans notre planning dans la semaine du 14 au 19 novembre 2016, d’aller vers les sous-préfectures des régions que sont: Thies, Louga, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine. Et la semaine d’après, il était prévu d’aller dans les arrondissements des régions frontalières, c’est à dire Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Matam, Sédhiou, Kédougou et Saint-Louis. Ainsi donc, on aurait en fin novembre 2016 maillé l’ensemble du pays en commissions. Et nous allions aussi mettre un potentiel de 300 commissions mobiles à la disposition des autorités administratives. Ce dispositif nous aurait permis, si nous considérons que 500 commissions seront mises en branle en fin décembre 2016, avec au moins 100 enrôlements par commission au quotidien, d’avoir 50 000 dépôts par jour. Si on considère que les commissions travaillent 26 jours dans le mois, cela ferait 1 300 000 dépôts par mois. Pour le mois de décembre 2016, janvier et février 2017, nous aurons 3 900 000 demandes, à ajouter aux demandes enrôlées partiellement en octobre et novembre 2016. Si nous allons jusqu’en avril 2017 pour l’enrôlement, nous aurons 6 500 000 demandes. Or, le fichier électoral est à 5 700 000. A la fin du mois de novembre, nous comptons aller vers la diaspora qui compte 200 000 électeurs”