
ANAQ-Sup et OFNAC : l’éthique entre dans l’évaluation universitaire
L’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup) et l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) ont signé, le 23 octobre 2026, un accord-cadre consacré à l’éthique et à la transparence dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche au Sénégal, rapporte Camou Communication. Ce partenariat entend intégrer davantage les pratiques de gouvernance aux démarches d’assurance qualité.
Des critères de gouvernance dans l’évaluation des établissements
L’un des axes annoncés consiste à intégrer des critères liés à la gouvernance éthique, à la transparence et à la prévention des risques de corruption dans les outils d’évaluation des établissements. La qualité institutionnelle ne se mesurerait donc pas seulement à l’organisation des formations : les règles et les pratiques de gestion seraient également prises en compte.
L’accord prévoit aussi des formations portant sur la déontologie, l’intégrité scientifique et la lutte contre le plagiat. Ces thèmes concernent les pratiques de recherche autant que le fonctionnement des institutions, puisqu’ils touchent aux conditions de production, de validation et de diffusion des connaissances.
Une plateforme et un dispositif de suivi annoncés
Selon l’article de Camou Communication, l’ANAQ-Sup doit apporter un accompagnement technique à l’Académie de l’Intégrité portée par l’OFNAC, notamment autour de l’accréditation des qualifications qui y seront délivrées. Les deux organismes annoncent également une plateforme consacrée à l’intégrité académique et scientifique, destinée à collecter des données, à élaborer des indicateurs et à cartographier les risques.
Un comité mixte de pilotage doit valider des feuilles de route annuelles. La première phase annoncée porte sur l’identification des risques institutionnels, l’amélioration des guides d’évaluation et le renforcement des compétences des acteurs universitaires.
La mise en œuvre déterminera la portée de l’accord
Ces engagements placent la gouvernance universitaire au croisement de l’assurance qualité, de l’intégrité scientifique et de la transparence administrative. Leur traduction concrète dépendra des critères retenus, des modalités de suivi et de la manière dont les outils annoncés seront utilisés dans les évaluations.
L’accord fixe ainsi des axes de coopération, mais ne permet pas encore d’établir quels changements seront appliqués dans chaque établissement ni selon quel calendrier. Les feuilles de route du comité mixte devront préciser comment les orientations annoncées s’inscriront dans les pratiques d’évaluation et de gestion de l’enseignement supérieur.
Références : camou-communication.com


