Utilisation des énergies renouvelables en Afrique

Dans le département de l’Orne, en Normandie, une voie départementale a été recouverte de dalles photovoltaïques, sur 1 kilomètre. Il s’agit de panneaux solaires sur le sol capables de supporter le poids du trafic routier. C’est une première mondiale inaugurée jeudi 22 décembre par la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

A s’y méprendre, on pourrait croire que la chaussée est recouverte d’ardoises semblables à celles des toits des maisons normandes. Ces quelque 2 800 m2 de dalles photovoltaïque sont capables d’approvisionner l’éclairage public d’une ville de 5 000 habitants. Ce revêtement capable de produire de l’electricité est une innovation française, fabriquées par une entreprise de la commune.

Mais cette prouesse technologique a un coût qui reste bien supérieur à celui des panneaux solaires classiques : 5 millions d’euros de travaux subventionnés par l’Etat. Pour l’heure, la route solaire est donc loin d’être rentable. Son avantage reste tout de même de s’affranchir du problème de foncier. Les routes sont déjà là. Il ne suffit que de les recouvrir.

La ministre de l’Environnement souhaite donc promouvoir cette technologie avec l’ambition qu’à terme les prix baisseront (comme se fut le cas pour les panneaux solaires). Ségolène Royal souhaite réaliser 1 000 km de voies solaires d’ici à 2020. Plusieurs autres projets sont en cours. Le premier tronçon de route solaire sur une voie nationale sera inauguré en Bretagne.

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