Insertion professionnelle des étudiants

Le Journal Universitaire partage avec vous cet article de psychologies.com qui fournit de bons conseils aux jeunes et aux demandeurs d’emploi afin qu’ils soient Bienvenue dans le monde du travail.

Le travail forme la jeunesse, mais la jeunesse est-elle formée au monde du travail ? Une fois la porte de l’entreprise franchie, certains diplômés sont surpris de cet univers: nouveaux rapports hiérarchiques, relations humaines différentes, etc. Une transition difficile, source de stress et de remise en question. Quelques conseils pour mieux s’acclimater au mieux, à ce milieu.

« Quand j’ai démarré mon emploi, on m’a bien fait comprendre que ce n’était plus la cour de récréation. J’ai alors du changer d’attitude et m’adapter très vite », explique Clémence, 23 ans, surveillante dans un collège. Et ce constat est commun à la plupart des nouveaux travailleurs.

Habitué au seul milieu scolaire, le jeune professionnel peut faire l’amalgame entre la vie universitaire et le monde du travail. Cela donne lieu à des quiproquos, des incompréhensions et parfois même à de sévères réprimandes de la part des supérieurs. « Il existe une fracture importante entre ces deux mondes, affirme David Bernard*, psychologue du travail, il faut passer directement de la théorie à la pratique ».

Intégrer ces règles devient alors pour l’ancien étudiant un défi, voire une obsession du quotidien. Un mal nécessaire pour se sentir légitime dans son travail et s’épanouir.

Les collègues de travail ne sont pas des camarades

Raconter son week-end ? C’est possible. Prendre un café après la pause déjeuner ? Aussi. Mais attention à ne pas vouloir d’emblée devenir ami avec ses collaborateurs : cela peut être mal perçu. « L’essentiel est de garder le cap sur sa mission et de ne pas se laisser distraire », souligne le psychologue.

Et pour cause : l’acceptation par les autres membres de l’équipe se fera essentiellement au regard de la qualité du travail fourni, ainsi que du respect des valeurs de l’entreprise.

Ces rapports humains ne sont pas à négliger car selon une étude de TNS Sofres de 2011, 84% des sondés déclarent que les bonnes relations entre collègues sont le gage le plus important de la qualité de vie au travail.

Mon supérieur n’est pas mon professeur

Damien, responsable de rayons dans une grande surface, se souvient de ses débuts: « je posais sans cesse des questions à mon chef. Sa réponse était claire : tu te débrouilles et le travail doit être bien fait ! » Seul dans ce nouveau monde, l’ancien étudiant peut se sentir désarmé. Il doit alors rapidement établir la différence entre le professeur et le supérieur. L’un est là pour former, l’autre pour diriger.

 

Néanmoins, ces deux personnages peuvent avoir des fonctions similaires. En effet, « le manager a le devoir de guider le nouveau et de lui permettre d’apprendre, de digérer les codes de l’entreprise » selon David Bernard. « Ils doivent rappeler les règles à suivre, mais ils ont surtout la responsabilité d’accompagner et d’être à côté du jeune collaborateur. »

Changement de rythme

Il n’est pas toujours évident de s’habituer à des horaires réguliers quand la vie étudiante octroyait une certaine liberté.

C’est une nouvelle cadence aboutissant, la plupart du temps, à une fatigue chronique. « La grande difficulté : passer à des heures de travail régulières. Entre ma vie d’étudiant et mon travail, c’est le jour et la nuit ! J’ai mis environ quatre mois pour m’habituer », affirme Damien.

Ajouter à cela le passage de dix à cinq semaines de vacances par an, et certains peuvent se sentir découragés.

Il faut alors rapidement tourner la page de cette liberté étudiante pour appréhender plus aisément le rythme professionnel.

Alors pour vous encourager à franchir le cap, pensez aux bénéfices que vous pouvez en tirer : plus de devoirs le soir, plus d’examens, possibilité de grimper les échelons de la hiérarchie, enrichissement personnel…

Le droit à l’erreur ?

Vous avez fait une erreur et ce bruit court partout dans les couloirs de l’entreprise. De nombreuses personnes ont fait cette expérience. Les premières victimes ? Les nouveaux arrivants. Cette stigmatisation de l’erreur a de lourdes conséquences : « cela peut étouffer la capacité d’entreprendre, la créativité et amoindrir parfois de façon catastrophique, la confiance en soi » atteste le psychologue. Quel chef d’entreprise n’a pas commis un jour une faute ? C’est en parti par la compréhension de ses erreurs que l’on parvient à avancer.

 

Qui plus est, cela permet de mieux connaître l’entreprise et de prouver sa capacité d’adaptation. Une qualité indispensable et surtout très vite remarquée par ses supérieurs.

Comment établir cette transition en douceur ?

« Le défi de la transition est plus grand qu’on ne l’imagine » explique Jonas Masdonati, psychologue et conseiller d’orientation. Il est le symbole de l’entrée, dans la vie adulte. « Une entrée brusque car le monde professionnel devient de plus en plus exigeant ».

Afin d’amoindrir ce bouleversement émotionnel, le psychologue conseille d’accumuler les stages au cours de ses études pour percevoir l’ambiance des bureaux. « Il faut respirer l’air de l’entreprise, aller sentir et ressentir ce qui se passe ». En d’autres termes, « il faut savoir quels sont les codes en vigueur au sein de l’institution » Cette immersion permettra également de déterminer de façon précise notre orientation professionnelle. Le but étant de trouver son épanouissement personnel !

Un choix déterminant d’autant plus que 40 années de notre vie, voire plus, sont consacrées à notre travail !

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