Concours pour le premier emploi dans l'administration

Après des années d’études sanctionnées par un diplôme entre les mains, la recherche du premier emploi se fait de plus en plus sentir dans les sociétés développés et surtout dans celles des pays en voie de développement. En Afrique particulièrement au Sénégal, l’État est la première entreprise pourvoyeur d’emploi en lieu et place des sociétés privées. Par ailleurs, le recrutement de l’État se fait le plus souvent par voie de concours. On assiste ainsi à une ruée des jeunes diplômes vers les examens et concours nationaux en vue d’une insertion professionnelle.

Au Sénégal, la tenue des concours par l’administration sénégalaise reste de nos jours le moyen d’insertion de la grande majorité des jeunes diplômés. Chaque année, plus d’une cinquantaine de concours se tiennent sur le territoire national. Parmi les concours les plus ciblés, on peut citer entre autres le concours de l’École Nationale d’Administration, de la Police Nationale, de la gendarmerie, le Concours de Recrutement des Elèves-Maitres. Récemment, le concours de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Éducation et de la Formation qui a pris fin ce 11 Aout, a enregistré plus de quatre mille candidats.

Le constat fait état de la pléthore de candidats issus pour la majorité des facultés de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En provenance de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques en passant par la Faculté des Sciences et Techniques, les étudiants viennent  tenter leur chance, espérant ainsi réussir à s’insérer dans la fonction publique malgré le nombre pléthorique de candidats présents en cette session 2017.

Cette situation démontre une fois de plus les difficultés que rencontrent les jeunes diplômés pour l’obtention du premier emploi mais aussi et surtout de l’absence de politiques publiques incitant les jeunes à la création de petites et moyennes entreprises susceptibles de générer de l’emploi comme c’est le cas dans la plupart des pays développés. Dans ces derniers, même si le taux de chômage se fait sentir, les jeunes diplômés sont à l’initiative de la création d’entreprise qui constitue une certaine réponse à la problématique de l’emploi des jeunes.

En sus de cette situation, on remarque également qu’au Sénégal, les concours deviennent de plus en plus chers (en moyenne on paye 10.000 francs par concours) et constituent du coup une rentrée d’argent considérable pour les organisateurs. La FASTEF par exemple empocherait pas moins de 40 millions de francs CFA pour cette session 2017 eu égard au nombre d’inscrits. Cependant, la mise en place de nouvelles politiques dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle au Sénégal devrait permettre d’initier de plus en plus les jeunes à l’auto-emploi qui peut être source de stabilisation du taux de chômage dans nos sociétés.

1 COMMENTAIRE

  1. Ces concours sont devenus un véritable business, c’est pourquoi on en organise chaque année. Et les chances de réussite sont très faibles vu le nombre pléthorique de candidats, tout cela au grand malheur des jeunes diplomés. C’est problématique et l’Etat doit trouver des solutions.

Comments are closed.