L’âge peut avoir de l’emprise sur votre peau, mais jamais sur votre volonté, votre courage et votre savoir. Colette Bourlier a obtenu son bac durant la seconde guerre mondiale, en 1944, puis a ensuite décidé de passer son Capes d’histoire-géographie 12 ans plus tard, en 1956. Mais ce mardi 15 mars, c’est une thèse de géographie sur les travailleurs immigrés dans la seconde moitié du XXe siècle que la dame a passé devant un jury à Besançon. Alors qu’il faut habituellement trois à cinq années pour un doctorant afin de préparer et boucler une thèse, Colette aura elle mis 60 ans. « J’ai fait du mieux que j’ai pu, je crois que le jury était satisfait. » déclare-t-elle.

En tout cas, elle a réussi son examen puisqu’elle a été reçue avec « mention très honorable » pour sa thèse, preuve que l’on peut devenir doctorante à n’importe quel âge et surtout réussir à fournir un travail de 400 pages avec beaucoup de volonté.

Serge Ormaux, professeur à l’Université de Franche-Comté et membre du jury a salué « un vrai travail de chercheur » et explique que « pendant vingt, vingt-cinq ans, Colette Bourlier s’est occupée de l’accueil et de l’alphabétisation des populations immigrées sur Besançon. Elle a fait un énorme travail, leur a consacré beaucoup de temps, d’énergie et a été immergée dans tous les dispositifs nationaux et locaux d’accueil des immigrés qu’elle connaît parfaitement. »

Si la dame ne souhaite pas travailler dans les prochaines semaines, même à un poste à l’Université, elle a montré à beaucoup que l’on pouvait tous venir à bout de ses rêves.

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