
Le Cadre national des qualifications du Sénégal entre en chantier
Le processus d’élaboration du Cadre national des qualifications du Sénégal a franchi une première étape lors du Forum de Dakar, tenu les 3 et 4 novembre 2026. Les travaux du comité interministériel chargé du dispositif ont été officiellement lancés. Son cadre juridique, sa gouvernance, son modèle économique et ses mécanismes de financement figurent parmi les sujets examinés.
Créé par arrêté interministériel en avril 2026, le comité est présidé par Massamba Diouf, secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup). Le forum a réuni des représentants des ministères, des institutions publiques, des établissements de formation, des partenaires techniques et financiers et des experts africains. Près d’une centaine de participants ont également pris part aux échanges à distance, depuis plus de dix pays d’Afrique de l’Ouest.
Une gouvernance à construire avec plusieurs acteurs
Les échanges ont porté sur une note conceptuelle élaborée par le Groupe de travail technique sous l’égide de l’ANAQ-Sup. La démarche associe notamment les départements ministériels, les établissements de formation, les employeurs et les organisations de travailleurs.
Cette concertation intervient alors que plusieurs composantes du Cadre national des qualifications du Sénégal restent à préciser. Les participants ont engagé des réflexions sur le dispositif juridique, les modalités de gouvernance, le modèle économique et les sources de financement. Les informations rapportées ne détaillent pas encore les règles qui seront retenues ni la répartition des responsabilités entre les acteurs.
Selon le communiqué de l’ANAQ-Sup, les conclusions du forum doivent être consignées dans un rapport qui servira de feuille de route à la Commission interministérielle. Le forum devait également contribuer à établir un état des lieux partagé des cadres de qualifications en Afrique de l’Ouest, à identifier les besoins d’accompagnement des pays et à dégager des orientations pour la poursuite du processus sénégalais.
Des outils africains présentés aux participants
Le projet s’inscrit dans la dynamique du Cadre continental africain des qualifications, portée par l’Union africaine. Les échanges ont permis de présenter des instruments développés par le réseau ACQF, notamment l’apprentissage entre pairs, le référencement des cadres nationaux et la Plateforme africaine des qualifications et des certifications.
La validation des acquis de l’expérience et les microcertifications figuraient également parmi les outils présentés. Des expériences de pays disposant déjà de cadres nationaux, notamment l’Afrique du Sud, le Kenya et la Zambie, devaient enrichir les échanges et favoriser le partage de pratiques.
La mise en place d’un cadre commun vise, selon le communiqué rapporté par *Le Soleil*, à faciliter la reconnaissance des diplômes et des certifications ainsi que la mobilité académique et professionnelle sur le continent. Pour les établissements sénégalais, les conséquences concrètes dépendront toutefois des choix qui seront faits au cours des prochaines étapes et des modalités d’application du dispositif.
Références : lesoleil.sn · lesoleil.sn


