Dans un monde de plus en plus caractérisé par la mondialisation, le fait de poursuivre ses études à l’étranger est devenu depuis quelques décennies quelque chose de banale dans nos sociétés. Chaque année des milliers d’étudiants, de chercheurs sénégalais et africains intègrent les plus prestigieuses écoles et universités d’Europe et d’Asie, réalisant ainsi leur rêve de suivre une formation adaptée à leur cursus. Après quelques années d’études sanctionnées par un diplôme, ces étudiants et chercheurs, pour la grande majorité ne retournent plus au bercail, jugeant d’un mauvais œil le fonctionnement du système de gouvernance de nos sociétés. Le Journal Universitaire vous propose cet article sur le « retour des sénégalais diplômés de l étranger ».

Nous ne comptons plus le nombre de Sénégalais qui, chaque année, rallie les meilleures universités et centres de formation d’Europe, d’Amérique, d’Asie pour poursuivre leur formation professionnelle ou académique. Des années de durs labeurs, de sacrifices pour l’obtention du diplôme qui leur a valu très souvent un long voyage dans le temps et l’espace.

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Cependant, l’accomplissement d’une telle mission devrait être favorable à un retour au bercail afin de participer au rayonnement socio-économique et environnemental de nos sociétés en voie de développement.

Les raisons d’un non-retour au pays peuvent être diverses. Si certaines s’expliquent par les nombreuses difficultés que rencontrent nos sociétés qui chaque année peinent à donner de l’emploi ou même un stage aux ayants droit, d’autres peuvent se justifier  par le système de gouvernance de nos sociétés qui ne crée plus les conditions favorables d’un retour au pays permettant ainsi aux jeunes diplômés de revenir à la source. D’autres également s’expliquent par le système de gouvernance de nos pays qui fonctionne par une offre d’emploi ou de stage par connaissance et non par compétence. Après quelques années de galère et de chômage, la seule possibilité pour ces jeunes diplômés est d’entreprendre en vue d’apporter leur touche à la problématique du chômage que nos gouvernements ne parviennent plus à maitriser.

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Retourner au pays après une formation à l’étranger est le souhait de tout patriote désirant apporter sa pierre à l’édifice. La création d’un environnement social et économique favorable au retour des jeunes diplômés de l’étranger serait bénéfique à nos sociétés en manque de personnes ressources, de compétence sur certaines problématiques de développement économique, social, environnemental, technologique, énergétique, etc.