Entretien Dr Khalil Niang une passion pour la recherche

Entretien Dr Khalil Niang une passion pour la recherche, un chercheur de vocation

Au Sénégal, il est un adage qui dit qu’un enfant prend de celui dont il porte le nom, sept de ses traits de caractères les plus distincts. Si son homonyme de Prophète, père des religions révélées est perçu comme un sage chez les croyants, lui, bénéficie d’une autorité morale symbolique dans l’espace universitaire sino-sénégalais. L’effort fait les forts et son sort le corrobore.  Ibrahima Khalil NIANG, trois noms que tout calembour ne rechignerait point à décliner en ce tryptique de viatique: un Intrépide au travail Kaléidoscopique et aux idées Nihilistes. Son français châtié est salué par l’intelligentsia universitaire, et son travail reconnu comme un avènement que le Professeur Malick NDIAYE espère voir sonner le déclic d’événements de productions de réflexions du finistère Sénégal, afin d’enseigner le rythme à l’inventeur de la machine tant est que ce monde appartient aux penseurs. Khalil acquiesce et affiche sa disponibilité à rencontrer qui de droit pour ce faire. Grand par le nom comme par la taille, la robe jaune lui va à  merveille malgré des tailleurs aux ciseaux de critiques on ne peut plus tranchants quoique normales. Au finish, la mention très honorable avec droit de publication accueillie à l’applaudimètre. L’histoire retiendra et le prétoire témoignera. Si le premier livre marque et fonde la carrière d’un écrivain,  gageons que les fruits à venir tiendront la promesse de cette anthologie.

Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Ibrahima Niang dit Khalil, docteur en sociologie et enseignant vacataire au département de sociologie à l’université de Dakar et à l’université virtuelle du Sénégal. Je suis par ailleurs chercheur associé du CODESRIA dans le programme Chine-Afrique, où j’ai conduit respectivement en 2012 et 2014 deux études sur les Potentialités et  Opportunités d’ Investissements Chinois au Sénégal et sur les investissements agricoles chinois au Sénégal. J’ai été chercheur visiteur (visiting scholar) à l’université du peuple de Chine, la cinquième université chinoise durant une année (2014-2015) et en 2016 j’ai reçu une certification de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales au séminaire international des jeunes chercheurs sur les questions de développement économique à Beijing (GSCASS). Par ailleurs j’interviens dans des écoles de commerce qui ont des programmes axés sur l’enseignement de l’Asie, comment y investir. J’y enseigne aussi la communication d’entreprise, la communication des médias et hors média, la communication publicitaire car j’ai un master en communication. Grosso-modo je suis enseignant-chercheur et consultant.

Pourquoi avoir choisi de faire une thèse sur les relations Chine-Sénégal?

C’est une suite logique de ma trajectoire scientifique. En effet quand il s’est agi de rédiger mon mémoire de maîtrise à l’époque, je me suis intéressé à l’implantation discrète et timide des ressortissants chinois dans le secteur du commerce. Mon mémoire de maîtrise portait sur l’impact de l’implantation du commerce chinois sur le secteur informel à Dakar. Il faut savoir que quand les Chinois se sont installés au niveau du boulevard General DE GAULLE, des allées Papa Gueye FALL, les organisations patronales comme l’UNACOIS et la CNES étaient montées au créneau pour dénoncer cette soi-disant arrivée massive de commerçants chinois qui à leur avis, menaient une concurrence qui était déloyale et qui pouvait fragiliser le tissu économique sénégalais. Ensuite j’ai fait mon  DEA sur la même thématique en intitulant mon mémoire de DEA : migration et intégration d’une communauté économique : les Chinois du Sénégal. L’objectif était d’analyser la microsociologie qui existait entre les commerçants chinois, les travailleurs ou intermédiaires des chinois, les riverains du boulevard General DE GAULLE. En d’autre terme, voir comment l’intégration de cette communauté se faisait au niveau de la société d’accueil en tentant de mesurer le degré de coalescence des rapports sociaux entre les deux communautés.

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Il y a eu entre temps l’intervalle de mon master en communication et par la suite je suis revenu m’inscrire en année de thèse et pour épouser les véritables contours d’un travail de thèse, il me fallait élargir l’éventail et essayer de penser global afin de comprendre les relations sino-africaines, à partir du cadre sénégalais, dans un ensemble global, où les territoires du Sud sont concernés dans cette nouvelle géopolitique, qui se manifeste par une reconfiguration de la carte économique du monde. qui faisait débat à cette époque car si l’on regarde la matière de plus près, on se rend compte qu’il y a une pluralité d’acteurs selon les disciplines. En effet, Il y a des journalistes, des essayistes, des experts en sciences politiques, des anthropologues, des juristes… Toutes ces disciplines se retrouvaient autour de cette matière et cherchaient à analyser et à interpréter le phénomène de la présence chinoise en Afrique ; à tel point que cette présence en Afrique est l’objet d’une biographie fantasmée. Sur cette base, étant sénégalais, je me suis dit qu’il était nécessaire de faire un travail pionnier sur cette question pour comprendre les facteurs explicatifs de l’intérêt subit de la Chine à devenir un investisseur en puissance dans un « petit pays » de l’Afrique de l’Ouest disposant de peu de ressources naturelles ? Au tout début, je voulais faire un travail de comparaison en me disant qu’à partir du moment où on considère que la présence de la Chine est justifiée par une quête de richesses minières et énergétiques sur le continent, qu’est-ce qui peut justifier une telle présence dans un pays avec une géographie pas très importante et de surcroît, qui serait dépourvu de matières premières? Et j’ai cherché à soulever un tel paradoxe dans ma démarche de travail.

En novembre 2013, j’avais déjà terminé mais compte tenu de réalités relevant de notre cuisine interne((éclat de rire) ndlr: département de sociologie de la faculté des lettres et sciences humaines de l’UCAD), je n’ai pu soutenir que maintenant(Ndlr: décembre 2016).

Quelles ont été les difficultés rencontrées durant cette aventure?

Je dois dire qu’elles ont été nombreuses car lorsque je commençais, je voulais faire un travail de comparaison entre le Sénégal et un autre pays (le Gabon) dans le but de dégager des spécificités et pour voir s’il y avait une ou des stratégies africaine(s) de la Chine selon le profil des pays. Malheureusement, les moyens n’étaient pas disponibles. J’ai donc dû réduire le travail au cadre sénégalais tout en développant à travers les chapitres de la thèse, des exemples de pays afin de montrer ce qui faisait leur spécificité dans la stratégie africaine de la Chine. A mon avis, il n’y a pas une Afrique homogène. L’erreur que beaucoup de chercheurs de la Chinafrique commettent, c’est de ne visiter que deux pays pour ensuite retourner chez eux et dire qu’ils ont fait un travail sur la Chinafrique. Pour moi, l’idée est de démontrer qu’il n’y a pas une Afrique mais plutôt des Afriques. Il n’y a pas d’homogénéité car c’est un continent avec 54 pays ayant des profils économiques très hétérogènes. A partir de ce moment, il fallait sortir l’exemple de ces pays: le Soudan, la RDC, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et ensuite essayer de montrer leurs spécificités et enfin montrer qu’il y a des stratégies africaines de la Chine. Traiter une telle question était aussi pour moi une manière de…(rupture pausale) poser un débat dans la communauté des chercheurs où certains continuent d’extrapoler. Il suffit de faire une étude sur un pays bien précis et de vouloir extrapoler les résultats dans l’ensemble global africain et de dire que c’est la Chinafrique. Non, ce n’est pas la Chinafrique mais la chine avec un pays africain. A mon avis, c’est ce qu’il fallait dire. Les difficultés ont été nombreuses sur le terrain en Chine comme au Sénégal, car il fallait beaucoup voyager et payer ses billets de transport, les hébergements à l’hôtel, développer des stratégies pour organiser des entretiens avec nos enquêtés, trouver une porte d’entrée dans la communauté chinoise. Terminer une thèse et avoir la patience, l’endurance et la persévérance afin de la soutenir. Ce n’était pas gagné.

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Diriez-vous que la Chinafrique relève de l’imaginaire mais qu’elle n’existe pas dans la réalité comme tel est le cas pour la Françafrique?

Certes on a coutume d’entendre le terme Chinafrique, Ce terme est largement utilisé par les Chinois, c’est par exemple le nom d’un site chinois dédié aux informations sur la thématique, c’est également le nom d’un magazine chinois mensuel distribué en Afrique, mais c’est également un terme repris par la presse française et largement utilisé pour désigner les relations sino-africaines parmi les chercheurs, les officiels… Ce terme ne désigne pas un territoire, mais la relation privilégiée qui est en train de se tisser entre la Chine et le continent africain. Sans être  utilisé dans le langage commun, la Chinafrique prend la suite de la Françafrique et est vouée  s’imposer, comme le dit Yves Lacoste : « Fini la Françafrique, bonjour la Chinafrique ». Par contre, si vous faites un vrai travail de conceptualisation, vous verrez que vous mettrez à la place de Chinafrique, S à Afrique car il n’y a pas une Afrique mais des Afriques.

Quelles ont été les limites de votre travail?

Vous savez, j’en avais même fait allusion dans mon propos liminaire en disant que plus on pense connaître quelque chose, plus on mesure l’immensité de son ignorance. Parler d’un pays qui a 5000 ans de civilisations seulement dans le cadre d’une thèse est impossible. La thèse a des pré-requis et l’essentiel à mon avis est de pouvoir répondre à ceux-ci.

Quelles sont ces pré-requis?

Les prérequis c’est d’abord avoir une bonne problématique, ensuite une bonne documentation et que les hypothèses et les objectifs de recherche soient en phase et que tout cela puisse être sous-tendu par une bonne approche théorique; une recherche empirique sérieuse, car le terrain est un impératif chez les sociologues. L’une des limites que certains ont soulevées est de sous-tendre ce travail à des approches théoriques. Il faut savoir que les modèles théoriques sont des paradigmes de recherche dans le domaine des sciences sociales. C’est comme des outils dans un tiroir et en fonction de tes besoins, tu ouvres le tiroir pour en sortir un marteau par exemple pour régler ton problème. J’ai eu à regarder des approches théoriques individualistes comme l’individualisme méthodologique, l’analyse stratégique. Le problème principal de ces analyses, c’est qu’elles ont été axées dans le cadre de la sociologie des organisations c’est-à-dire une orientation dans le monde des entreprises  et c’est cela qui fait qu’il y a problème au niveau de ces courants théoriques. Je pouvais bien utiliser l’analyse stratégique comme modèle théorique ou comme ils ont dit, théorie interactionniste et autres. C’est des théories. On peut être d’accord ou ne pas l’être. C’est des approches qui existent avec des auteurs, des maîtres penseurs, des revues, des colloques … Je n’appartiens à aucune école théorique. Je veux juste entretenir un rapport pragmatique avec toutes ces écoles. Néanmoins, je suis ouvert à toutes ces écoles, voir ce qu’elles peuvent m’apporter afin d’enrichir mon travail. Il y a aussi des limites à ces modèles et c’est tout le débat de ces modèles théoriques. J’ai eu à utiliser le modèle de l’école réaliste des relations internationales pour expliquer ma thèse, sous-tendre ses approches théoriques. Autant cette approche réaliste a des limites et j’ai montré les limites de l’approche réaliste, autant aussi qu’il s’agisse de l’analyse stratégique ou de l’individualisme méthodologique ont des limites. En définitive, la question est de savoir si aujourd’hui ces théories ne mériteraient t-elles pas d’être renouvelées au sens de nous permettre de régler nos questions. Ceci a aussi été soulevé durant les débats.

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L’autre aspect qui a été soulevé durant les discussions est une démarche méthodologique. En réalité, cela est propre au sociologue. Vous savez, la méthodologie est fondamentale en sociologie et c’est ce qui nous différencie des autres. C’est pourquoi le travail de méthodologie, on y revient et on explique la

démarche que nous avons utilisée. Comment sommes-nous parvenus à résoudre cette équation-là? Quelles ont été les difficultés que nous avons rencontrées au niveau de ce terrain? Pourquoi avons-nous utilisé telles grilles d’observations ? Il faut bien comprendre que les réalités du terrain sont souvent différentes des théories de livres de méthodologie et dès lors il faut savoir s’adapter car la méthode, c’est le chemin après l’avoir parcouru!

S’agissant de l’histoire, je ne suis pas historien certes mais je me considère comme un chercheur en sciences sociales et à partir de ce moment, toutes les disciplines des sciences sociales ne me sont pas fermées. La mise en perspective historique est fondamentale dans le cadre de ma recherche pour permettre de bien lire et comprendre les dates marquantes des relations sino-africaines.

Maintenant, il y a des puristes ou des conservateurs ou peut-être même des gardes-frontières comme disait mon doyen Amady Aly DIENG, paix à son âme! Personnellement, je ne suis pas de cette génération. J’ai plutôt envie de rencontrer des gens qui ne sont pas des sociologues et m’enrichir de leurs apports fécondants.

Sur l’échantillon des enquêtés, il nous est dit dans les ouvrages de méthodologie, que la base de sondage doit être extraite de la population mère dont personne ne sait à combien elle s’élève pour ce cas ci. La direction de la police des étrangers et des titres de séjour dit  qu’elle est comprise entre 5000 et 7000. Le seul site qui nous est offert ici, c’est les allées du centenaire, Petersen, Centre commercial de la grande Mosquée qui concentrent globalement 300 boutiques. Dès lors, ce qu’il est possible de faire c’est d’aller les retrouver là où ils ont pignon sur rue, administrer des questionnaires pour recueillir des données même s’il faut reconnaître que ces données ne peuvent pas tout expliquer. Vous savez, ce sont des règles qui existent en sciences sociales et que nous appliquons, avec bien entendu leurs limites. Vous verrez par exemple des couches de populations absentes de notre échantillon et qui pourtant, sont bien à Dakar. Cela fait aussi partie des difficultés de la recherche. C’est cela la complexité de ce que nous faisons. Nous pouvons faire la critique sur la base des règles édictées par la discipline mais le terrain offre d’autres réalités. Vous n’êtes pas sans savoir aussi le côté cachotier des chinois…

A présent que vous avez acquis le grade de Docteur, quels sont vos chantiers?

(Il se redresse!) Les chantiers sont immenses. D’abord il faudra intégrer un bon programme postdoctoral dans la perspective de faire des publications inhérentes à la recherche. Penser à se positionner sur la question et s’imposer parmi les chercheurs reconnus qui travaillent sur la Chinafrique. Ensuite travailler à accompagner l’université de Dakar à aller dans le sens de créer un centre ou institut des études asiatiques. J’en ai d’ailleurs fait allusion dans mon travail en soulignant qu’aujourd’hui, la lecture africaine sur le dynamisme des relations entre la Chine et l’Afrique est précédée par un autre discours qui s’interpose entre le sujet africain et son objet. L’Afrique est objet et non sujet du discours qui la concerne. Aujourd’hui, nous devons être producteurs d’un discours. Nous pourrons l’être si et seulement si nous sommes disposés à faire de cette université une vraie université en multipliant les champs de recherche. C’est pourquoi je voudrais qu’il y ait un centre des études asiatiques et que cela soit un espace de productions de savoirs et de connaissances sur l’Asie. Ainsi, les autres collègues qui sont dans les universités étrangères, une fois terminé leurs études dans les pays asiatiques, qu’ils puissent rentrer au Sénégal et que nous formions une masse critique de chercheurs travaillant sur ces questions. A mon avis, nos gouvernants ont besoin d’être capacités sur certaines questions sur la base des travaux fait par des jeunes sénégalais qui sont soit en Asie de l’est, en Asie du Sud-est, ou en Asie centrale et que demain, Dakar devienne une plaque tournante de la recherche sur les études asiatiques en Afrique de l’ouest. A titre personnel, je me battrais autant que faire se peut pour la mise en place d’une telle structure. Maintenant, si nous ne sommes pas accompagnés pour la mise en place de ce centre, comme j’en ai fait allusion plus haut, je n’accepterais pas d’être l’otage d’un système. Le monde est assez vaste. Il y a énormément d’universités et de centres de recherches à la quête de jeunes pour piloter des programmes postdoctoraux et y enseigner. Si on ne pas peut servir notre pays sur la base de connaissances acquises ici et ailleurs, la porte reste ouverte .

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Quels avenirs présagez-vous d’une part entre la Chine et le Sénégal et d’autre part entre la

Chine et l’Afrique?

(Il se redresse) Les relations entre la Chine et le Sénégal sont très dynamiques, fortes des accords de partenariats signés entre les deux pays et des nombreux programmes en exécution. Pour illustrer cela, prenons l’exemple du financement de la construction de l’autoroute Ila Touba par la China Exim Bank pour un montant de 800 millions de dollars. Cela montre qu’on est passé d’un pays à la dérive à celui qui se trouve être l’objet de toutes les convoitises.  Quand on voit ce retour en force de la France avec les multiples visites des hauts dirigeants français au Sénégal et la dernière visite du président de la république, sanctionnée par des signatures d’accords entre les deux pays, le soutien de l’Agence Française de Développement par rapport au train express régional Dakar-Diamniadio… Cela montre que la présence chinoise a servi de déclic car cela a fait de sorte que d’un statut de quémandeurs passifs soumis aux diktats des institutions internationales et des puissances traditionnelles, nous sommes passés  à celui d’acteurs actifs de la partie, voire d’arbitres dans la compétition à laquelle se livrent les grandes puissances. Tout cela aussi nous le devons à l’ancien président Wade qui incarnait une diplomatie de souveraineté en diversifiant les partenaires du Sénégal pour nous sortir d’un carcan improductif.

Je pense qu’on ne doit pas accepter d’être des spectateurs passifs d’une géopolitique en Afrique. Qui parle de géopolitique parle de rivalités de pouvoirs au sein des territoires, c’est-à-dire que nous sommes l’objet de convoitises entre grandes puissances. L’Afrique doit penser une stratégie d’engagement afin de pouvoir faire face à l’économie la plus puissante qui souhaite s’imposer dans le futur. En pensant à créer une nouvelle voie, qui est le futur chantier du continent, quand on voit que dans l’évolution des rapports entre le continent africain et ses partenaires, ces derniers ont toujours défini et orienté l’agenda. Pour cela, il faut sortir de la dictature des urgences et oser inventer l’avenir africain.

Votre mot de la fin?

Mon mot de la fin, c’est de reprendre Joseph Ki-Zerbo: <<N’an Lara, an saara!>> (Si nous nous couchons, nous sommes morts).